Hugo Duchêne

Podcast : le parcours d’un jeune entrepreneur, Hugo Duchêne

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Dans cet épisode de « Pyxis – Le Podcast », partez à la découverte du parcours remarquable d’Hugo Duchêne, un entrepreneur passionné et créatif.
Hugo nous livre ses réflexions sur l’entrepreneuriat et l’agilité, tout en partageant ses expériences personnelles et professionnelles.

Dès son plus jeune âge, Hugo a montré une fascination pour l’entrepreneuriat, notamment à travers sa passion pour la pâtisserie.
De cette passion, un accident l’a conduit à explorer différents domaines, l’informatique d’abord et l’immobilier ensuite, faisant de lui un multi-entrepreneur.

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Actuellement en mission chez le même client que Norman, Hugo nous offre un aperçu de son quotidien et de ses projets en cours, sans pour autant dévoiler de détails confidentiels. En effet, Hugo travaille sur une application de bien-être, plus adaptée à la nouvelle génération, une prévention du burnout où les patients et les spécialistes en santé mentale seront connectés.

En collaboration avec des professionnels de la santé, il est sur le point de délivrer une première version itérable et validée, en ciblant une population témoin géographiquement définie. Sans devoir ainsi recourir à des levées de fonds et prendre les risques connexes à cette approche, Hugo compte principalement sur une croissance organique pour mener à bien ce projet ambitieux.

À travers cet épisode, inspirez-vous de l’esprit d’entreprendre d’Hugo, déterminé ici à faire une différence dans le domaine du bien-être.
Découvrez comment il met en pratique sa créativité, au quotidien, avec sa fibre d’entrepreneur, son orientation business et ses talents de développeur.

Hugo anime aussi une chaîne YouTube avec des épisodes de très bonne qualité tant pour son contenu que pour sa forme.
Ne manquez pas cet épisode de « Pyxis – Le Podcast » pour une dose d’inspiration et d’optimisme !

Norman Deschauwer: [00:00:17] Bienvenue sur le podcast Pyxis, aujourd’hui j’ai comme invité Hugo, Hugo bonjour.

Hugo Duchene: [00:00:22] Bonjour.

Norman Deschauwer: [00:00:23] Hugo, mais on se connaît du monde professionnel, donc en gros on travaille chez le même client, en discutant avec toi j’ai trouvé plein de choses intéressantes de ce que tu me disais, et puis tu as déjà aussi une présence sur les réseaux, donc je vais te laisser te présenter: qui es-tu?

Hugo Duchene: [00:00:35] Je m’appelle Hugo Duchene, j’ai actuellement 22 ans, j’ai une toute petite société de services où principalement je fais du consulting IT. Alors ça peut aller de fournir des services de développement à du project management à tout un tas de choses qui peut tourner autour de l’IT. Et en plus de ça, j’ai une autre société principalement qui fait de l’immobilier où là ça peut être soit refaire une maison et la revendre, donc essayer d’être un peu marchand de biens, ou tout simplement essayer d’aller chercher les meilleurs investissements possibles et faire grossir une forme de flotte finalement. Et voilà, après j’ai tout un tas de projets, enfin j’espère lancer une partie, une branche plus startup, plus SAS, à mon avis dans deux mois selon mes estimations. Je pense que c’est déjà une bonne présentation pour commencer.

Norman Deschauwer: [00:01:17] Oui (Hugo Duchene: Oui), c’est pas mal, ça me soulève pas mal de questions (Hugo Duchene: Oui). Donc tu as décrit un petit peu ce que tu fais, mais comment tu te décris? Quel est le mot qui te vient si je te pose la question « Qui es-tu? », mais pas nom et prénom, mais qui es-tu, qu’est-ce que tu as envie de faire en fait?

Hugo Duchene: [00:01:30] Elle est drôle cette question, parce que c’est une question où je pense que je n’aurais pas répondu la même chose il y a six mois, et je pense que je répondrai pas la même chose dans six mois. Je pense que c’est un truc intéressant, mais en ce moment je dois dire que, si je devais me caractériser, je suis un peu dans une phase de ma vie où je me suis découvert à être créatif alors que j’ai pensé longtemps ne pas l’être. Et donc si je devais dire un mot, je dirais vraiment créatif. Et je dirais que j’ai souvent pensé ne pas l’être parce que j’ai souvent été amené à faire des tâches qui ne paraissaient pas créatives pour le commun des mortels. Parce que je baigne depuis adolescent dans un écosystème très ingénieur, on code, on fait des systèmes, on fait des trucs comme ça, avec des gens qui sont très dans le détail et qui n’ont pas forcément cette envie créative, quoique ça existe, attention je ne dis pas l’inverse. Et surtout en ce moment je suis dans une phase de ma carrière, où j’estime que j’ai déjà fait quelque chose que j’estimerai bien. C’est un peu égotique de le dire, mais j’estime ça quand même pas mal, en tout cas d’avoir fait une petite société de service quand j’avais 18-19 ans, et d’avoir réussi à déjà vendre mes services à cet âge-là, sans avoir fait d’études. Mais là, je suis un peu dans une phase où je me demande quel est l’après quoi, quelle est après ça, quel est le après le service, quel est l’après… J’en sais trop rien. Parce que c’est bien beau d’entreprendre mais, voilà je pense que à un moment il faut créer, et moi mon but, à travers l’entrepreneuriat c’est, à la fois faire de l’investissement, parce que depuis jeune je trouve une forme d’excitation à aller chercher de l’investissement, à les faire grossir une flotte, un patrimoine. Mais en plus de ça, là je commence à avoir beaucoup d’idées et à me demander comment je peux les mettre en œuvre, et quelle serait ma force sur le marché du travail en tant que vrai entrepreneur, c’est à dire aller dans un marché, y apporter un produit et montrer que ce produit peut avoir une réelle valeur chez des end-users. Et du coup, si je devais me décrire, en tout cas à l’instant T, je dirais vraiment créatif parce que j’essaie de me donner en tout cas tous les moyens possibles et imaginables pour rendre mes idées plausibles quoi!

Norman Deschauwer: [00:03:06] Ben super (Rires communs). Ça me fait un peu sourire, je suis à la fois admiratif parce que je me dis, moi à 22 ans je pense que j’aurais pas du tout le même parcours que toi. Je pense que j’étais plus classique études, puis on verra.

Hugo Duchene: [00:03:18] Tu as fait quoi comme études, sans indiscrétion?

Norman Deschauwer: [00:03:19] Moi j’ai fait des études d’IT. À l’époque c’était un graduat en informatique de gestion, puis j’ai fait un master en gestion, très classique, même si mon parcours est pas (Hugo Duchene: Classique oui) et pas lisse tu vois?

Hugo Duchene: [00:03:28] Et à quel moment ton parcours n’est plus devenu classique?

Norman Deschauwer: [00:03:30] Je l’ai longuement expliqué dans d’autres podcasts et vidéo, c’est un burnout (Hugo Duchene: Ah oui) donc là en gros ton corps il te dit « Hou, à mon avis tu prends pas le bon chemin ». Je pense que ça faisait deux ans que j’avais une boite, donc je m’étais mis indépendant, mais je pense que j’ai trop rêvé, je me suis brûlé mais voilà quoi hein? Quand tu passes indépendant (Hugo Duchene: Ben tu imagines la lune hein?). Oui, et tu crois que tu en es capable tout seul, donc voilà là, mon corps m’a ramené à la réalité, c’était un peu rude. Mais, ce que je voulais dire c’est, voilà tu as 22 ans, si on retire le fait que tu as 22 ans j’ai l’impression qu’on a déjà un entrepreneur aguerri, qui a un discours très philosophé justement sur son parcours, est-ce qu’on peut rembobiner un peu?

Hugo Duchene: [00:04:04] Faisons-le, avec grand plaisir.

Norman Deschauwer: [00:04:05] Ça a commencé quand, donc j’entends j’ai créé une boîte à 18 ans, ado je codais, le milieu ingénieur, tu peux nous expliquer un peu?

Hugo Duchene: [00:04:11] On va dire que mes premières activités entrepreneuriales étaient on va dire très jeunes. Parce que comme beaucoup de gens, très adolescent j’ai voulu vendre des trucs, enfin beaucoup de gens, beaucoup d’entrepreneurs. J’ai eu un peu des passions successives, au début c’était très étrange mais j’ai commencé avec la pâtisserie, j’étais très fan de pâtisserie. J’ai un carnet dans lequel je dessinais tout le temps, et j’avais déjà commencé à faire des petits plans financiers où j’avais estimé combien ça allait me coûter, par exemple de faire des macarons salés, par exemple pour des buffets au Delhaize. Et après je disais « Ah là, je vais peut-être prendre une marge » et j’essayais de prendre quelques centimes, voire parfois 1 € par macaron et j’essayais de les vendre. J’avais le plaisir du faux professionnel, j’avais le plaisir de: tout d’un coup je mettais des chemises et des cravates pour aller à l’école, et tout d’un coup j’avais une petite farde chez moi avec des plans financiers qui étaient faits sur Page, avec… C’était des vrais Excel, mais j’avais aucun intérêt à faire ça sur Excel, j’aurais pu dessiner ça sur un cahier et j’aurais eu les mêmes calculs. Mais j’avais en tout cas cette volonté de vouloir faire pro et de vouloir être quelqu’un qu’en tout cas à l’époque je ne pouvais pas être, du fait de mon âge. Et donc après ça, ça a évolué, et là un peu, j’ai eu un parcours de vie aussi un peu étonnant, c’est que bêtement je me suis cassé la main jeune, et je me suis retrouvé un été où je pouvais pas pâtisser, alors que je voulais faire que ça. À l’époque je pâtisser tout le temps, je voulais faire des recettes tout le temps, je voulais innover tout le temps, et comme je pouvais pas parce que j’avais ma main cassée, j’avais que mon ordinateur pour m’occuper. Là, ce qui s’est passé, c’est que j’avais soit le choix de jouer aux jeux vidéo, soit de faire d’autres trucs. Ben il s’avère que j’ai fait d’autres trucs, j’ai découvert plein de choses, j’ai essayé plein de choses. Et dans ça il y avait fatalement le code, et c’est là où en fait j’ai commencé à coder, j’ai commencé à coder, on va dire, très jeune, très ado, je sais plus, j’ai plus l’âge exact, en fait je dis beaucoup d’âge et en fait je me rends compte qu’il change parfois en fonction du podcast, mais c’était en tout cas quatorze-quinze ans. Au début, j’ai commencé avec les bases et au début je trouvais ça juste complètement fou, parce que j’avais vu « The Social Network » avant, et j’avais tellement de gens qui me disaient « Ouais, ce gars est un génie, ce gars est génial ». Et en fait, les gars lui assignait le titre de génie uniquement parce qu’il arrivait à coder sur un ordinateur et qu’il arrivait à faire marcher un système, et voilà et donc ça, ça me fascinait. Et moi je me suis dit « Tiens, le premier objectif, c’est je me suis dit tiens ça peut être drôle, j’ai un mois, j’ai rien à faire. Il fait beau mais de toute façon je peux rien faire j’ai la main cassée, ben Je vais essayer de recréer un Facebook quoi ». Et c’est là, et déjà aussi à l’époque on est, j’avais quinze ans, peut-être 2000, 2014, 2015, dans ces eaux-là. Et quand tu disais à l’époque qu’un jeune de quatorze ans allait refaire Facebook, mes parents étaient fiers, mais fiers, c’était génial. C’est là où j’ai appris du coup PHP, j’ai appris html-css, j’ai appris le JavaScript, et j’ai vraiment fait un petit Facebook basique de blog. Et c’est là où après j’ai commencé à apprendre beaucoup de choses, où après j’ai commencé à apprendre Python. Et en fait à chaque fois pour apprendre le code et apprendre de nouvelles choses, tout ce que je faisais c’est que, comme j’étais un peu créatif aussi à l’époque, on revient toujours à ce mot, j’avais plein de projets, donc je faisais un petit projet en local. Il y en a très peu qui ont vu la production un jour, mais ça m’a permis vraiment d’apprendre tout un tas de technologies et surtout d’avoir le moyen de créer des choses qui étaient dans mon cerveau. Par après, ce qui s’est passé, c’est que quand j’ai fini mes humanités, je me suis rendu compte que j’avais sûrement envie de faire ça de ma vie et que j’avais certainement aussi envie de créer, et que, on va dire, j’ai toujours eu deux passions à la fin de mon adolescence, qui étaient à la fois l’informatique mais aussi un peu la finance. C’est deux trucs que j’ai beaucoup aimé, notamment avec les cryptos, etc. (Norman Deschauwer: Oui). Dans les projets que j’ai beaucoup fait, j’ai fait beaucoup de bots, j’ai essayé de lancer des petits modèles d’IA pour essayer d’aller voir ce qui pouvait pas prédire les marchés, etc., j’ai fait beaucoup de choses comme ça. Et donc à la base, comme il fallait un peu vendre aux parents un cursus scolaire un peu exemplaire pour qu’ils soient contents et toujours aussi heureux de leur fils, ben dans un premier temps j’ai dit « Oui après le covid » parce que c’était après le Covid, « Ben je vais peut-être faire trois ans à Solvay de business et après, comme je sais déjà coder, je ferai peut être deux ans de master » et comme ça je serai le gars parfait. À la fois j’ai fait Solvay j’ai la chemise, je peux aller chez Deloitte ou KPMG, en plus de ça je peux quand même créer des trucs dans ma chambre du coup, vraiment, enfant parfait. Mais il s’avère, un peu comme toi, et ça c’est drôle, et je pense que c’est quelque chose que j’ai beaucoup vu chez les entrepreneurs que j’ai rencontrés grâce à mon podcast ou grâce à mon club d’entrepreneurs ou tout ce que tu veux. Mais en fait il y a un moment où j’ai fait une dépression, une grave dépression, et en fait suite à ça je me suis vraiment dit: ben à un moment tu regardes un peu ta vie et tu te poses, bon je dis ta vie, j’avais 19 ans à l’époque, enfin 18 ans, donc elles n’étaient pas très longues. Mais tu regardes un peu ce que tu as envie de faire et ce qui est vraiment très heureux. Parce que l’avantage dans ces moments-là de ta vie, c’est que tu peux plus, tu as plus le confort du malheur, je sais pas si c’est vraiment ça l’expression, mais t’as plus le confort de te laisser embêter par des moments qui te touchent quoi. C’est à dire que la meuf que tu vois tous les jours et qui te fait chier, mais dans ces moments-là, tu veux plus la voir parce que tu sais qu’elle peut-être presque dramatique sur ta situation. Donc c’est dans cette phase-là que je me suis dit « Ben voilà, qu’est-ce qui, aujourd’hui, peut faire optimiser mon temps pour que j’ai 90, 95 % de mon temps la journée, où je suis heureux, où je suis motivé, où je vais bien dormir, etc. ». Et là, c’est un point où je vais peut-être en reparler après parce que je vais faire une application par rapport à ça, enfin bref (Norman Deschauwer: Oui). Et c’est là où je me suis dit « Ben voilà, moi ce que j’aime faire quand je suis en vacances et tout, c’est coder, c’est faire des applications, c’est gérer des projets que d’autres me disent et qu’on va les faire ». Et je me dis « C’est simple, même si j’ai pas le diplôme, mais si j’ai pas ça, lançons ma société, essayons d’avoir un truc, trouvons un premier client un peu à l’arrache et montrons que, même si j’avais pas forcément des qualités à l’époque de Project Manager etc., si demain je rentre dans une équipe de dev, je suis sûr que je pourrais être aussi fort que des gens qui ont fait cinq ou six ans d’études quoi ». C’est très narcissique et très égotique pour dire ça à l’époque à 18 ans, mais je pense que ça fait un peu partie de tous ceux qui créent des boîtes, c’est qu’à un moment il faut croire en toi sinon tu n’y arrives pas (Norman Deschauwer: Bien sûr). Et donc là, ce qui s’est passé aussi après, je me suis dit « Tiens, je vais commencer à apprendre des trucs plus précis, plus professionnels, pour être sûr de rentrer dans un cadre professionnel ». Donc j’ai trouvé pas mal de formations en ligne, pas mal de gens qui m’ont mentoré, notamment grâce à Discord, grâce à des formations, etc. Et je me suis dit « Je vais quand même pas rester seul toute la journée, parce que je pense pas que ce soit une bonne idée ». Et donc j’ai lancé un live Twitch (Norman Deschauwer: Ok) où en gros le live Twitch c’était, voilà maintenant je vais coder pendant trois quatre mois tous les jours, je vais faire 10h par jour, je montre à tout le monde que je kiffe et je vais faire ça toute la journée. Et du coup pendant 3 à 4 mois, j’ai fait 10h de live, j’avais à la fois une communauté qui m’aidait, j’ai rencontré plein de gens grâce à ça. Et c’est drôle parce que ça a vraiment animé ma passion et ça m’a vraiment permis d’aller chercher des projets que je n’aurais pas pu faire à cet âge-là. Parce que de un, tu as toujours quelqu’un pour t’aider, de deux, le fait qu’il y ait toujours des gens qui te regardent, ou à qui parler, mais tu décroches jamais vraiment, il y a un côté un peu chronophage à l’exercice. Et c’est là où, à la suite de cet exercice-là, je me suis dit bon, ben c’est ça que je veux faire quoi. Et je me suis dit « Si j’ai réussi à faire un produit pour moi tout seul. Alors qui certes à l’époque, maintenant avec le recul, n’était pas le meilleur produit que j’ai fait toute ma vie » (Norman Deschauwer: C’était quoi?). Ben j’avais fait un réseau social du coup (Norman Deschauwer: Ah oui le réseau social, ok) pour la continuité. Mais là le but, c’est plus un réseau qui ressemblait à Twitter, et le but c’était de faire un réseau social plus axé sur, pour les artistes, où en gros ils avaient plusieurs options pour éventuellement mettre leur œuvre, etc. Et voilà, dans un premier temps, c’était ça l’objectif, et de rendre ça un peu communautaire pour que des gens puissent le déployer à peu près partout. Donc voilà, il n’y a pas vraiment d’intérêt marché au business à la chose, mais c’était en tout cas, je trouve que le réseau social, comme un exercice de code, est un des exercices les plus compliqués à faire parce qu’il mélange beaucoup de notions du crowd classique qui sont intéressantes à gérer pour un développeur de toutes parts, à la fois pour du DevOps, du dev front end ou du dev backend. Et donc voilà, donc j’ai fait ça, et après j’ai réussi à avoir mes premières missions parce que j’avais en fait déjà un portfolio énorme, ça faisait depuis cinq ou six ans que je faisais des projets, j’avais des projets à plus savoir quoi en foutre. Ben eux il était là, « Ah il a déjà fait un projet en Python », et puis après j’avais une autre interview en JavaScript, ben je dis « Ah je vais sortir tous mes projets JavaScript » et je lui ai donné (Norman Deschauwer: Oui), et voilà. Et puis finalement j’ai réussi après à trouver des clients, et puis me voilà à l’entreprise immo etc. Mais voilà.

Norman Deschauwer: [00:10:35] Très, très, chouette! Moi je voulais rebondir, parce que justement, ce qui m’a mis dedans, le burnout, moi en gros, en pleine crise de mon burnout, je ne savais même plus m’approcher de mon PC. Donc c’était vraiment: la source du mal c’était le clavier, l’écran, moi j’y arrivais plus. C’est marrant de voir que, le même objet, pour toi était salvateur et pour moi était vraiment le pire cauchemar quoi. J’ai dû m’éloigner de ça et justement me rapprocher de l’humain, c’est là où je vraiment je suis tombé dans l’agilité, ça a été comme une cure pour moi parce que c’était: en gros, oui, on peut être heureux au boulot et ça m’a aidé à retourner vers le clavier. Parce que, au fond de moi bon, je suis aussi un geek (Hugo Duchene: Oui, on a tous besoin du clavier), j’aime bien développer. Ici, j’ai fait une longue phase sans toucher un clavier, dans le sens où je ne développais plus rien, et puis là j’ai repris mon Raspberry et j’ai commencé à recoder, ma fille s’intéresse à Arduino et au codage en Python, donc là je suis tout heureux, je passe mes soirées avec elle, donc c’est vraiment cool. Mais voilà, je veux juste donner la perspective que le même objet en fait peut être la source du mal et le…

Hugo Duchene: [00:11:30] C’est toujours drôle avec les geeks, c’est que le rapport à l’ordinateur, je trouve qu’on pourrait faire un podcast un jour avec cinq-six autres développeurs, ou de vrai gamer quoi, mais le rapport à l’ordinateur est toujours quelque chose de très particulier. Il y a une addiction un peu, c’est pas une relation d’amour mais finalement ça devient très compliqué de s’en débarrasser. Mais parfois on le déteste quand même un peu parce que il nous empêche quand même beaucoup d’aller vers l’humain ou de passer plus de temps avec des gens (Norman Deschauwer: Oui). Mais quand on le voit pas trop de temps, ou quand on n’a pas notre moment seul avec notre musique où on commence à créer des projets ou aller faire des LAN avec des potes sur des jeux, souvent il y en a plus d’un qui deviennent fou aussi (Norman Deschauwer: Oui). Et c’est très drôle l’équilibre avec le virtuel quand tu es amené à avoir ce genre de profil

Norman Deschauwer: [00:12:03] C’est assez compliqué je l’avoue. Tu parlais de ton projet immo, donc tu as acheté un bien c’est ça? C’est venu comment ça?

Hugo Duchene: [00:12:08] En fait j’ai créé la société immo il y a un an et demi environ, dans ces eaux-là. Comment c’est venu, c’est très simple c’est parce que j’ai quelqu’un qui m’a appelé un jour et qui m’a dit, la personne savait que j’avais un peu d’argent que je voulais investir, etc. Quand je dis un peu d’argent c’est pas des millions, je pense que c’était il y a deux ans, j’avais 20-21 ans et j’avais fait une année correcte en tant que freelance, et j’avais réussi à avoir pas mal de bénéfices pour la première ou la deuxième année. Et cette personne-là vend un bien un jour et me dit « Tiens, est-ce que tu penses pas que ça pourrait être rentable si, qu’on commence à rénover la maison etc. Pour ceux qui veulent savoir, c’était une maison à Lasnes, c’était une maison un peu familiale avec une petite terrasse, à la base il y avait trois chambres et une salle de bain, et nous on l’a rénové pour faire quatre chambres, deux salles de bains et on a un peu rénové et rafraîchi tout ça. Et je trouvais ça, le projet intéressant, et moi j’avais toujours eu envie de faire de l’immo, en tout cas j’ai toujours eu envie de me développer horizontalement, donc je l’ai fait, je l’ai fait avec cette personne. Bon il s’avère que c’était un premier projet, du coup il y a eu beaucoup de soucis, il y a eu beaucoup de challenge et beaucoup de tensions, des choses comme ça, mais finalement c’est vraiment ça qui m’a mis dans le bain. C’est ça qui m’a appris aussi à la fois les grands risques de l’immobilier dont peu de gens parlent, mais c’est aussi ça qui m’a appris et qui m’a donné vraiment le goût de me dire « Ben voilà si un jour tu y arrives, si un jour tu peux vraiment être dans le milieu, en plus de tes activités IT etc. Ça peut être un autre business que tu arrives à se caler assez facilement », et donc voilà.

Norman Deschauwer: [00:13:12] Ce serait bien que tu partages justement c’est quoi les grands risques, ou en tout cas un (Hugo Duchene: Oui) que tu vois majeur. Et en effet, il y a ce côté compound, donc tu vois (Hugo Duchene: Oui) l’intérêt composé ou voilà. Et je trouve justement, commencer à 21 ans, 20-21 ans c’est cool parce que, moi j’ai 45 ans (Hugo Duchene: Oui), j’ai aussi un tout petit peu d’immobilier derrière moi, mais je vois bien qu’en fait il n’y a jamais de meilleur moment que maintenant pour commencer à faire de l’immobilier, parce qu’il faut se projeter dans 20 ans en fait. La somme que tu payes maintenant, elle est ridicule dans 20 ans en fait (Hugo Duchene: C’est le but hein?). Ma première maison elle m’a coûté 75000 €, mais quand tu as 20 ans 75000 €, enfin moi il y a 20 ans, il y a un peu plus de 20 ans, c’était énorme quoi. Surtout quand tu démarres, tu as un salaire juste correct (Hugo Duchene: Oui) et tu te dis « Waouh! ». Ben, aujourd’hui évidemment elle est évaluée à 160000 € parce que c’est juste l’inflation qui a suivi, c’est pour te donner une idée de (Hugo Duchene: Oui ou parfois l’effet de marché aussi), oui le marché monte! Donc il n’y a pas que l’inflation mais voilà.

Hugo Duchene: [00:14:00] Ben oui donc au niveau des risques, c’est un peu un piège parce que, aujourd’hui quand tu vas sur les réseaux sociaux etc., tu as beaucoup de gens qui malheureusement vendent trop de formations, qui disent aller dans l’immobilier c’est facile, puis ils montrent des graphs où tu vois que l’immobilier descend rarement en dessous de 10-15 % par an, on monte au-dessus de 10-15 %. Et du coup après ils comparent avec un graphe de cryptos, ils disent « Regardez, vous voyez bien qu’il y en a un qui est beaucoup plus facile que l’autre, etc ». Mais le gros danger de l’immobilier ou de tous ces business-là, et c’est l’effet de levier, c’est à dire que tout le monde te pousse à avoir des effets de levier énormes tout le temps, où il y a des gens, et surtout des jeunes, parce que parfois je vois des gens conseiller sur Twitter.

Norman Deschauwer: [00:14:29] Tu peux justement préciser, pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, le (Hugo Duchene: Oui), ce que tu appelles l’effet levier?

Hugo Duchene: [00:14:32] L’effet de levier: mais donc quand vous avez besoin de 500 000 € pour acheter un bien, et que vous allez chercher 400 000 € à la banque, vous avez un effet de levier de 400 000 € sur le projet. Et donc on va dire dans ce cas-là, tu as un taux d’endettement on va dire de 80% parce que tu finances 20% du bien et 80% est financé par un tiers que tu vas devoir rembourser. Et donc c’est à ce moment-là où tu découvres un peu tous les problèmes et que tu découvres aussi surtout qu’il y a une couche d’entrepreneur sur les réseaux sociaux, qui ne sont pas du tout corrélés à la réalité, et qui en fait sont beaucoup plus des marketeux ou des gens qui ont un message marketing que plutôt qu’un message réel. Parce qu’aujourd’hui moi je suis dans pas mal de groupes sur Twitter, Discord etc., autour de l’immobilier, et ils te disent tous « Bah allez-y, si vous voulez faire de l’immobilier c’est facile, allez emprunter à 110% à la banque et tout est simple ». Le problème de ça c’est qu’aujourd’hui, si tu as des gens qui achètent tout et n’importe quoi, qui achètent au prix que les agents immobiliers veulent tout le temps vendre, qui achètent au prix que madame X veut vendre, parce qu’elle pense que c’est sa maison de ses rêves et que c’est la maison de sa vie et du coup, pour elle, elle vaut dix fois plus que ce que ça vaut. Ben avec un effet de levier, si aujourd’hui ta marge est cassée, même si tu perds 15%, en fait sur un effet de levier à x quatre, on va dire, mais en fait tu t’endettes plus que ce que tu as mis quoi (Norman Deschauwer: Oui, oui). Donc ça pour donner l’exemple: aujourd’hui vous avez un bien il vous coûte 100 €, vous demandez 80 € à la banque donc vous mettez 20 €, il s’avère que pour une raison Y ou autre le bien en fait en vaut 80 ou 70. Vous allez de toute façon devoir rembourser 80 et vous n’aurez que 20, alors vous allez le vendre 70, vous allez donner 100 à la banque, sauf que vous aurez que 20, et du coup vous allez devoir mettre dix en plus quoi. Mais du coup vous allez perdre encore 10 000 en plus, je sais pas si c’est très clair comme truc.

Norman Deschauwer: [00:15:55] Oui, je suis, mais si tu le gardes dans le but de louer le calcul est un peu différent. Si tu fais de l’achat rénovation-revente, oui (Hugo Duchene: Oui), parce que la fenêtre de temps elle est courte.

Hugo Duchene: [00:16:04] Oui, mais sauf que même si tu prends le cas de la location, ça peut être pareil aussi, parce que souvent dans la location il y a plein de choses que les gens prennent pas en compte. Aujourd’hui il y a toutes les normes PEB, où les gens savent pas trop. Il y a aussi parfois le marché, ben tu sais pas si ça va être loué ou pas. Il y a des gens, moi je vois beaucoup de gens qui par exemple conseillent le Airbnb, le Airbnb aujourd’hui pour calculer ton potentiel vide locatif il est énorme, aujourd’hui sur des grosses villes comme Bruxelles, Paris, etc. Avec lesquels on n’est jamais sûr avec les politiques comment ça va tourner, donc tu sais pas trop. Moi par exemple je fais de la colocation en ce moment, j’aimerais bien en avoir deux là pour fin 2024, j’aimerais bien en avoir entre 16 à 20 unités locatives fin 2024. Mais voilà pour l’instant aujourd’hui il s’avère que ça tourne bien dans la Région wallonne etc. Mais aujourd’hui je peux très bien avoir, comme beaucoup de propriétaires ont eu à Bruxelles, des gens qui disent on va mettre 1 600 € de taxe par chambre par an (Norman Deschauwer: Oui) et là ton business plan il est foutu, et voir même ça peut te mettre dans une situation très précaire, voire très difficile. Moi ce que je dirais c’est qu’en fait, l’immobilier au contraire, si vous le faites avec du taux d’endettement est un des trucs les plus risqués à faire à vrai dire, si vous faites une mauvaise opération en marchand de biens, ça peut vous endetter à vie et vous devez peut-être être redevable auprès de la banque pendant 20 ans sur un projet qui vous a rien rapporté et qui vous a amené des ennuis. Et sur le, même le locatif, c’est peut-être un peu moins risqué parce que vous le gardez de toute façon 20 ans je suis d’accord, mais vous pouvez quand même avoir un projet qui a pas de cash-flow, pas de vide locatif. Vous allez peut être devoir même payer le crédit vous-même tout seul parce que vous avez mal identifié le locataire, vous n’avez pas une bonne société de gestion, enfin j’en sais rien tout est possible, mais le fait qu’il y ait un taux d’endettement, ça veut dire que comme tu t’engages à s’endetter sur 20 ans, si ça se passe mal, c’est un problème sur 20 ans (Norman Dechauwer: Oui) et c’est là où il faut que les gens réalisent quoi!

Norman Deschauwer: [00:17:27] Tout à fait. Et puis tu as parlé d’un projet startup?

Hugo Duchene: [00:17:29] Oui, alors ça c’est un truc que j’ai envie de lancer. Cette année je me rends compte que c’est vraiment le côté project manager que moi j’aime beaucoup. Je me rends compte vraiment que moi j’aime sortir une solution, c’est ça qui m’excite dans mon boulot. J’ai fait du développement de maintenance, j’aime bien mais c’est pas la chose qui me stimule le plus, moi ce que j’aime bien c’est aller dans des équipes, essayer de sortir un maximum de choses pour que ça aille vite chez le client et qu’après on itère, on itère, je pense que c’est quelque chose que tu vas bien aimer en tant que personne agile. Ce que j’aime faire, et aussi j’ai une particularité c’est que: j’ai beaucoup travaillé avec des PME et des startups. J’ai déjà fait un peu un travail de comment marche le monde de la startup et comment marche le monde des levées de fonds, et tout ce qui rôde un peu autour des startups. Et du coup, ce que j’aimerais bien faire c’est, dans un premier temps c’est lancer mon produit startup. J’ai une idée et c’est un produit startup qui en fait est intéressant parce qu’il va décoller sur toutes les discussions que j’ai eu tout à l’heure par rapport au burnout, à la dépression. Mon but, c’est vraiment d’essayer d’apporter une solution pour les psychologues et pour les gens qui doivent améliorer leur well-being. Je trouve que c’est un marché aujourd’hui où tout le monde est d’accord qu’il faut faire une évolution dessus, mais que personne n’apporte en tout cas une solution réellement assez jeune pour aller dessus, ça j’y travaille, ça sortira assez rapidement. Et l’autre chose c’est de dire aussi, voilà aujourd’hui moi je rencontre plein de gens, des PME, des startups qui sont amenées à avoir des problèmes où ils doivent vite faire des MVP, vite faire des POC, vite faire des petits projets IT mais qui n’ont pas les compétences IT en interne pour le faire. Parce que c’est quand même lourd financièrement d’avoir un vrai projet IT, nous on le voit chez notre client commun, qui est une grosse boîte mais qui n’est pas non plus Coca-Cola ou Nestlé, etc. Et quand tu vois toutes les ressources qu’il faut engager pour avoir (Norman Deschauwer: Oui) un projet solide quelque part. Il faut les coachs agiles qui viennent de chez toi, il faut les consultants spécialisés en un truc de la solution, etc. Et en fait, tu te retrouves vite avec des équipes où il faut, comme une maison, où il te faut dix, quinze, 20 corps de métiers différents pour que le truc fonctionne correctement. Et donc mon but moi c’est de dire aux gens clairement « Écoutez, vous, vous n’avez pas toutes les connaissances IT peut être pour commencer un projet et délivrer rapidement. Moi je les ai parce que j’en ai vu beaucoup de projets. Je sais exactement le temps qu’il faut allouer à chacune de ces personnes et dans quel ordre il faut l’aligner pour arriver à quelque chose de cohérent et surtout d’avoir un délivrable rapide sur lequel on peut itérer ». Et j’ai envie de dire voilà, moi maintenant je vais faire trois propositions de solutions pour avoir un produit fini, où je vais faire des produits de service, et dans ces produits services tu auras la gamme petit, moyen, grand, on va voir le naming plus tard. Et c’est de dire, voilà, avec ce budget-là, voilà ce qu’on peut vous promettre et voilà ce que vous aurez, et vous l’aurez, et au moins vous avez un forfait quoi. Et le but, c’est vraiment d’accompagner les clients dans cette voie-là.

Norman Deschauwer: [00:19:37] Tu parlais justement du projet qui va t’occuper au niveau des startup et que tu as envie d’aider et de faire de la gestion de projet. Tu n’as pas vraiment développé…

Hugo Duchene: [00:19:44] Mon projet il est simple, c’est, comme on a dit récemment, moi j’ai fait le constat que quand moi j’étais personnellement en dépression, et que j’estime quand même avoir eu, le mot est subjectif mais des graves problèmes psychologiques à un moment de ma vie, qu’en faisant des recherches sur Google, etc. Je me suis rendu compte qu’en fait ça correspondait à une grosse partie de la population qui avait à un moment dans leur vie des graves problèmes psychologiques dans lequel souvent les gens sombrent. Mais moi j’ai trouvé que les réponses qu’on m’y a apportées à cette époque-là n’étaient pas forcément suffisantes, et que j’ai trouvé aujourd’hui que les recherches en well-being ou en santé mentale pour des jeunes, étaient finalement très faibles, c’est quelque chose où, c’est un sujet où les gens sont finalement assez pudiques. Ça va de mieux en mieux, mais finalement les choses sont assez pudiques. Et aujourd’hui les seules personnes de contact qu’on peut avoir vis à vis de ça, ce sont les psychologues ou les coachs de vie (Norman Deschauwer: Oui), ou les psychiatres, il faut bien différencier les trois. Et je trouve que pour un jeune aujourd’hui qui a accès à des nouvelles technologies, où ces codes changent un peu par rapport au monde externe, mais en cherchant j’ai pas trouvé, moi, d’applications, ou de blogs, ou des choses comme ça, qui correspondait à ma manière d’avoir de l’information, et surtout, je trouve moi un peu archaïque l’exercice du psychologue. Moi, pour le dire très clairement, j’ai été voir des psychologues comme beaucoup de gens (Norman Deschauwer: Oui) et le côté un peu, j’ai l’impression d’être une vache d’un troupeau dans la journée, où tu arrives là, tu as 50 minutes, et même si la personne tu as une très bonne psychologue, elle veut vraiment savoir, elle veut vraiment t’aider, je ne dis pas le contraire, mais voilà, elle sait pas trop comment s’est passée ta semaine, elle a pas trop de données en amont ni de données après, finalement c’est juste une personne qui est forte un peu en discussion et qui essaie de repérer deux trois trucs. Mais ça ne marche pas exactement comme moi j’aurais envie, et j’aurais aimé en tout cas plus de détails dans l’exercice du psychologue. Et donc mon but, voilà, c’est ça, c’est de trouver une solution digitalisée qui va permettre à la fois au psychologue d’avoir plus de données sur son patient et à la fois qui va permettre au patient de récolter plus de données sur lui, et de se poser la question, une fois par jour ou voire plusieurs fois par jour, sur son état mental. Et que s’il a besoin de réponses rapides via une intelligence artificielle, via des conseillers qui sont online, etc., mais qui puissent l’avoir directement via une solution digitalisée, et ça, c’est vraiment mon goal quoi! Ça c’est vraiment le projet sur lequel je travaille le plus aujourd’hui, à côté de mes activités que j’ai dit tout à l’heure. Pour l’instant j’ai une phase bêta d’une application qui est en train de fonctionner, c’est cool. Et voilà, et pour l’instant surtout je suis dans des phases UX, où j’essaye vraiment de créer une communauté psychologue. Parce que mon but c’est pas de vendre une solution qui a été fait par un développeur un jour en dépression (Norman Deschauwer: Oui). Mon but c’est un jour de faire un développeur qui a un jour été en dépression à solutionner son problème en faisant ça, ça a été confirmé par des psychologues, et on a une communauté de psychologues qui sont prêts à dire que « D’accord c’est digital, d’accord on a de l’intelligence artificielle, d’accord on a tout ça, mais aujourd’hui on estime que cet outil-là peut vraiment être utile dans votre capacité à déjà savoir si vous-même vous êtes heureux, si vous -même vous êtes dans le bon train quotidien, qui va vous aider à aller vers ce bonheur ». Et surtout, c’est un outil que j’espère que les psychologues utiliseront pour améliorer leurs consultations, etc. Voilà, pour l’instant en terme de features de noms je vais peut-être pas trop en dire parce qu’il faudra voir quand je sors le truc, mais ma mission elle est là. Et ce qui est drôle c’est que ça va être la première fois de ma vie où je fais un projet, que je vais essayer de puber, que je vais essayer de financer, mais honnêtement, je ne vais pas chercher le business model tout de suite. Mon but, c’est vraiment d’abord trouver un moyen pour faire en sorte que, je vais peut-être essayer de trouver un badge de testeur qui va être de l’ordre de, je ne sais pas 50-100 personnes. Et j’aimerais qu’on me dise qu’il y ait 30, 40, 50, 60% de ces gens qui me disent « Ah mes consultations avec le psy était vraiment mieux. Ah, je me suis vraiment rendu compte au quotidien que ça m’a aidé. Parfois quand j’allais sur ton app, le fait de faire quelques exercices, ça m’a vraiment détendu le soir » et je vais avoir des psychologues aussi qui me disent « Mais c’est ouf, j’ai reçu un nouveau patient là où parfois avant ça prenait trois semaines avant vraiment le connaître. Mais maintenant en fait, j’ai un dashboard et tout va plus vite, tout est mieux et les données sont beaucoup plus consolidées qu’avant et beaucoup mieux analysées quoi ». Ça c’est un objectif personnel, j’espère honnêtement que je vais y arriver, je vois un peu la lune, mais écoutez si on n’essaye pas, personne d’autre essayera à notre place.

Norman Deschauwer: [00:23:09] C’est ça, c’est Mark Twain qui disait « Ils ne savaient pas que c’était impossible, donc ils l’ont fait », ouais, je suis assez d’accord avec toi. En plus, je veux dire, tu es concerné parce que tu l’as vécu, et donc là je vois pas comme tu dis un geek qui essaye de solutionner une histoire de quelqu’un d’autre. C’est: tu as vécu ça, tu as les capacités de développer, une solution, qui est peut-être pas la solution, mais je trouve la démarche est bien justement d’aller chercher du feedback chez les professionnels, chez la communauté. Bon évidemment, j’ai 1 million de questions, et je vois autant d’alertes et de warning mais heu (Hugo Duchene: Oui) je pense que tu vas les découvrir et on pourra en parler aussi.

Hugo Duchene: [00:23:40] Oui, oui, oui, quand on fait des projets comme ça on a une vision très long terme. C’est le problème si tu as un profil où tu commences à voir tous les potentiels problèmes qui pourraient avoir, en fait tu le fais jamais ton produit (Norman Deschauwer: Non). Pour l’instant mon obsession c’est: je veux sortir une phase fonctionnelle, je vais peut-être avoir plein d’emmerdes au début. Bon il y a un truc quand même que je vais faire attention à la confidentialité des données, fatalement tous ces trucs-là, c’est truc que je vais quand même y penser avant parce que c’est un peu dommage. Mais voilà, moi des gens à qui tu parles de ton produit et qui te disent « Ouais mais tu y vas peut être un peu trop vite, il faut peut-être aller faire ci, faire ça, etc. » Ces gens, souvent dans des phases de startup j’écoute peu, parce que j’estime qu’il faut que je sorte un produit, il faut que j’ai déjà un nom, enfin un nom de produit, une marque, pour commencer à aller chercher vraiment des psychologues et des vrais feedbacks de psychologues. Et donc voilà, après on verra, et au pire, voilà si ça marche pas, ben je réussirai ailleurs, voilà on verra bien.

Norman Deschauwer: [00:24:20] Tu es jeune (Hugo Duchene: Oui, oui). Même moi, je veux dire j’ai 45 ans j’essaye encore donc heu…

Hugo Duchene: [00:24:24] Ben juste ce qui me rassure par contre c’est que, c’est un outil que je vais vraiment utiliser moi-même. Et donc dans tous les cas, je me dis c’est pas perdu parce que dans tous les cas, je sais que j’aurai un client, ce sera moi. Et c’est quelque chose qui me rassure et qui me conforte, je l’ai même vu parfois, quand j’ai discuté avec les gens, c’est beaucoup plus facile à convaincre parce qu’en fait j’essaie même plus de convaincre la personne, je dis juste « Moi je l’utilise, ça marche. Si t’as pas envie d’utiliser, en fait je m’en fous, mais pour moi ça marche, ok? », et je trouve que cette approche est beaucoup plus facile à mettre en place. Et en fait l’effet business de ce produit est beaucoup plus un effet secondaire qu’un effet primaire, donc voilà, on va voirn et voilà. Et ce qui peut être intéressant aussi, là-dessus, c’est que du coup il y a un effet de bord, dans la communication, qui est que si j’arrive à développer une startup avec un peu de client, c’est hyper simple après de puber mes produits de services dédiés à des PME, des startups, etc. Parce que là où des startups parfois vendent, ou des sociétés de services vendent des miracles en disant « On a fait ça pour un autre, etc ». Moi j’aurais même pas à dire « On a fait ça pour un autre », je dis, je dirais juste « Je l’ai fait, point. Pourquoi je le ferais pas chez vous? Et si j’y arrive pas chez vous, c’est qu’il y un problème chez vous ». C’est pas, voilà!

Norman Deschauwer: [00:25:13] J’aimerais bien te poser quelques questions justement sur le monde des startup, je ne vais pas réduire le monde des startup à un choix, mais j’en vois un primordial, c’est la levée de fonds, bootstrap, tu es de quelle école, ou qu’est-ce que tu crois? Par rapport à ton projet par exemple, là j’entends je vais commencer tout seul, mais sur la durée tu vois ça comment?

Hugo Duchene: [00:25:31] C’est une bonne question parce que autant, à nouveau, si tu m’avais posé cette question à six mois, j’aurais à mon avis même un ton un peu méprisant envers les gens qui parlent de la levée de fonds à tout va. Parce que je trouve que voilà, aujourd’hui, on a un peu, je trouve qu’on est passé en cinq, six ans d’une phase où tout le monde te disait « Ah mais comment c’est possible qu’un marché financier en bourse, enfin qu’une boite, d’une action en bourse augmente alors que les résultats derrière ne sont pas bons? ». On est passés de ça où il y a cinq-six ans il y avait les économistes qui trouvaient ça inconcevable qu’une action puisse monter alors que les bénéfices en découlait pas derrière. À maintenant « Oui, on va faire du gambling sur une boite, on va investir tout notre cash sur 20 boîtes différentes et on verra bien ». Je vais dire maintenant la corrélation entre le projet, le financement et le bénéfice est pour moi pas du tout sain, et donc ça j’ai un côté un peu méprisant pour ça. Mais du coup, pour revenir à ta question, moi j’adore la croissance organique, je trouve que c’est ce qu’il y a de plus sain, je trouve que c’est ce qu’il y a de plus, même d’un point de vue apprentissage, c’est la façon dont l’entrepreneur fait le moins de bêtises et de grosses conneries. Mais le problème c’est que dans le cadre de produits, comme je te dis maintenant, où il y a un côté un peu innovant dans la chose, il y a une approche un peu innovante, où finalement j’ai des concurrents mais ils sont quand même pas très établis sur le marché. Je pense sincèrement que le seul moyen d’avoir vraiment des centaines de 1000 utilisateurs qui utilisent ton truc et qui l’utilisent tous les jours, je pense que le seul moyen c’est d’aller chercher de l’argent directement (Norman Deschauwer: Oui) et d’accepter qu’il y ait des gens qui vont investir dans ta startup en sachant que tu vas cramer de l’argent pendant deux ou trois ans, et je crois que sinon c’est pas possible. Parce que quand je vois aujourd’hui les efforts qu’il faut faire pour mettre une app dans le téléphone de tout le monde, rien qu’en terme marketing, tu as des taux d’acquisition aussi parfois qui aujourd’hui qui sont de l’ordre de 100 à 150 € par utilisateur. Voilà, tu veux 100 000 utilisateurs, tu fais 150 fois 100 000, soit tu es un fils Arnaud, soit tu les payes pas ton application quoi. Je vais essayer, on verra bien, j’ai deux phases de croissance, de toute façon la première c’est: soit je grossis via le patient, et là du coup il faut des levées de fonds. En fait je pense que pour le B2C, si t’as pas de levée de fonds t’es mort, ou alors vraiment un miracle, ou un portail openai quoi, mais vraiment miracles. Soit j’essaie de grossir de manière organique et là du coup je pars plutôt du B2B. Et là je vois l’apport de chacun des psychologues, chacun des psychologues a peut-être 50 patients, et je fais 50 par 50, et j’avance comme ça petit à petit. C’est quelque chose encore à décider, mais je pense que de toute façon ce projet ne se fera pas et ne se réalisera pas comme j’ai envie si je suis seul. Donc voilà, à voir, je sais pas si toi tu as un avis fermé dessus?

Norman Deschauwer: [00:27:36] Je pense comme toi, pas il y a six mois mais il y a quelques années j’aurais dit « Mais jamais de la vie. Moi j’ai construit ma boite », bon on est petit hein, on reste dans l’artisanat. Mais je pensais naïvement que, oui, je pense qu’on peut mettre un WhatsApp dans le téléphone de tout le monde de manière organique. Pourquoi les gens, ça sert à quoi d’aller lever 10 millions, 50 millions, 100 millions, devenir la Unicorn ou peu importe comment ils les appellent maintenant? Et en fait, ouais non, quand je vois déjà en interne quand on veut développer un petit service, un produit, le cash que ça brûle… Parce que voilà, là, on a développé le podcast, ben oui on a engagé quelqu’un au début pour le faire, d’ailleurs c’est Michel, que je salue au passage. Mais Michel continue avec moi à faire les podcasts, parce que là maintenant on veut ajouter un peu plus d’image par exemple. Ben oui ben du coup il faut quelqu’un d’autre. C’est un tout petit projet quoi, et là tout de suite ça te coûte par épisode, tu vois le prix. Et tu dis attends donc, là je fais un épisode tous les quinze jours, voilà, et je parle juste d’un podcast hein? C’est parce que j’aime bien que la qualité soit bonne et donc du coup on met un peu les moyens mais, là aujourd’hui je suis plutôt en mode, je préfère, parce que ça c’est aussi une des questions que je pourrais te poser c’est: d’accord on se cale et on fait rentrer des investisseurs, mais ça veut dire qu’en fait le truc il t’appartient plus (Hugo Duchene: Ah ouais c’est clair), ou tu n’es plus le seul à qui ça appartient. Moi j’ai un associé, et on en a eu cette discussion de: est-ce qu’on préfère un truc qui vivote, ou qui marchotte, je vais dire qui marche correct, mais dont on est 100% propriétaire, donc c’est à dire si j’ai envie de faire un virage à 90, je le fais. Ou j’ai 25% des parts d’un truc costaud quoi, mais en effet, quand je vais devoir tourner le volant, il faut décider celui qui a mis X, celui qui a mis Y montant, et ainsi de suite. Il y aura un steering comité, une construction autour de la boîte qui fait que on n’est plus tout à fait à la barre du truc.

Hugo Duchene: [00:29:14] Ouais mais ça fait partie des questions, évidemment, que à mon avis je vais me poser, mais que je pourrais déjà me poser maintenant à titre d’exercice. J’ai fait un épisode, un podcast d’un, récemment d’un gars qui a 26 ans et qui a levé 1 million deux à 24 ans (Norman Deschauwer: Il fait quoi?) Il fait une app dans le streaming? En gros il fait un concours sur l’app de streaming où à la fin du concours tu peux gagner quelque chose, et en fait l’avantage de ce genre d’applications c’est que, même si tu as peu de gens, ton taux de conversion dans ce genre d’applications est énorme (Norman Deschauwer: Oui). Parce qu’en fait comme tu les obliges à faire des actions dessus pour gagner quelque chose, ce qui passe sur le stream ils sont beaucoup plus concentrés (Norman Deschauwer: Ils sont attentifs), ouais. Et c’est vraiment là qu’ils veulent essayer d’aller chercher et de changer le marketing d’aujourd’hui en disant « Donc voilà, nous, le streaming aujourd’hui il ya peut être pas beaucoup de gens, il y a, on fait peut être 3 à 4, 5000 visiteurs par live, mais les 5000 personnes qui sont là, vous aurez un CPM – ou je sais pas comment ils appellent ça (Norman Deschauwer: Oui) – qui va être bien plus élevé que n’importe quelle vidéo YouTube, n’importe quels spots télé parce qu’il joue et parce que ta pub qui va passer, il y aura, les gens vont vraiment connaître ta marque à la fin ». Je trouvais ça intéressant, mais c’est clair que lui il a eu tous les problèmes liés à la levée de fonds, il a eu plein de gens qui sont rentrés dans son board, et bon il a quand même réussi à pivoter d’après ce que j’ai compris, mais j’ai beaucoup d’exemples autour de moi où l’association et l’exercice de l’association est très compliqué. Donc c’est clair qu’il faudra voir, je pense que ça dépend toujours avec qui tu t’associes, et surtout je pense, et ça je pense que c’est le plus grand danger, c’est qu’il faut commencer à lever des fonds à partir du moment où ta vision est déjà assez en place, que pour être sûr que tu as besoin juste de scaler et plus de pivoter. Parce que je pense que de lever avant de pivoter c’est le truc, le pire truc à faire. Bon j’ai un exemple de quelqu’un qui l’a fait et finalement je pense que ça a l’air de marcher mais, moi j’ai vraiment pas envie de ça. Mais je pense que la levée de fonds est par contre un vrai boost si tu as déjà, tu commences à avoir une croissance. C’est à dire, moi imaginons mon projet, ben j’arrive à le vendre à tous les psychologues autour de chez moi, ça représente peut être 300 patients, c’est peut être que dalle, mais par contre sur une zone géographique, je peux aller dire à des gens, voilà là il y a 80% de gens qui sont convertis. Imaginez-vous grandissez la zone bêtement à ma province, mais vous avez peut-être déjà dix, 20, 30, 100000 utilisateurs (Norman Deschauwer: Oui), quel intérêt de pas investir là-dedans quoi? Et c’est plus comme ça à mon avis que je vais la jouer, mais il faudra que je prouve la valeur du produit et que surement je fasse des nuits blanches au début, que j’essaye de jouer un peu avec le burn out pour être sûr de pas y toucher. Mais moi c’est plus ma vision, et par contre une fois que t’as le truc qui scale, une fois que tu as ta vision est juste, et éprouvée sur le marché. Ben voilà avoir des investisseurs juste pour ce qu’elle est, et m’amuser peut être à avoir un investisseur, ben typiquement je pourrais avoir toi comme investisseur où je dis « Maintenant ok, on est 20 dedans, on a besoin d’agilité parce que sinon on n’y arrivera pas, il faut absolument qu’on délivre vite. Mais voilà je te dis, j’ai pas l’argent pour payer ta boite mais j’ai de l’argent pour te faire entrer au capital, soit le gestionnaire product management » (Norman Deeschauwer: Oui), et mon but c’est par contre d’essayer de faire ça avec beaucoup de gens. J’ai quelqu’un, dans le podcast que je fais, qui m’amuse souvent à répéter, qui a une petite boite aussi, lui ils sont trois ou quatre associés, qui me dit souvent que lui il préfère avoir un associé qui est spécialiste de quelque chose dans la boîte, que plutôt qu’avoir deux associés avec des employés spécialiste de quelque chose (Norman Deschauwer: Ok, oui, oui). Et là-dessus je dirais que le rejoint un peu quand même quoi, parce que pour l’avoir déjà vu, je trouve que quand même, des fondateurs dans des boîtes, ça peut souvent faire mourir ou avoir le succès de la boîte (Norman Deschauwer: Oui), du fait qu’ils ont une vision et que c’est eux, dès que tu as un problème tu vas leur demander, et t’es sûr que le truc part jamais des rails quoi. Donc, voilà, c’était un peu abstrait, mais on verra bien, moi je pense que je vais partir là-dessus. Dans un premier temps je pense que, sans aucune levée de fonds, en organique, il faut que je prouve que dans ma ville, ma petite campagne de 15 000 habitants (Norman Deschauwer: Oui), c’est déjà là-dedans ça marche, si j’ai un bon taux de conversion là-dedans, si même j’ai 30, 40%, ben il n’y a pas de raison que j’ai pas 30-40 % dans la ville d’à côté, et du coup je vais l’essayer quoi!

Norman Deschauwer: [00:32:20] Une question qui en découle c’est: est-ce que tu serais prêt à laisser partir ta boite, donc la revendre complètement? Parce que moi c’est un exercice que je fais (Hugo Duchene: Tu aurais du mal) maintenant quand je me penche sur un projet, c’est, je prends Horizon à cinq ans. Le dernier slide que je mets dans mon pitch c’est: exit, année plus cinq ans. C’est quoi le scénario de sortie dans cinq ans?

Hugo Duchene: [00:32:39] Petite question: est-ce que tu serais capable de vendre Pyxis toi?

Norman Deschauwer: [00:32:41] Alors là…

Hugo Duchene: [00:32:42] C’est dur hein?

Norman Deschauwer: [00:32:42] Oui, et en même temps, erronément, je pense que beaucoup de gens au début appelaient Pyxis une startup, on n’est pas une start up. Alors je vais t’expliquer pourquoi, pour moi ça n’a pas, je ne pense pas que quelqu’un l’achèterait. Pourquoi? Parce que c’est une société de consultance où, en tout cas en Belgique, l’image de Pyxis est fort associée à la mienne, à celle de Pierre-Emmanuel et tout ça. Donc quand tu achètes une société qui a un produit ou un service, qui est non représenté par des personnes spécifiques, il n’y a pas de souci. Mais dès lors où la personne incarne la boîte, c’est très compliqué. Donc je dirais, je pense que je serai capable de la vendre, de vendre Pyxis, mais je suis pas sûr qu’il y ait un repreneur qui ne va pas m’obliger à rester cinq ans dans la boite.

Hugo Duchene: [00:33:26] Ouais ok. Dans le cadre typiquement d’un produit comme là je te le dis, où il y a quand même beaucoup d’émotionnel dans ce truc-là, parce qu’à la base c’est un produit que je fais en réponse d’un problème que j’ai eu, etc. Honnêtement, je ne sais pas. Après, il y a toujours ce cas que: si un jour il y a un mec qui vient et qui te dit « Voilà, on veut mettre, je sais pas, on veut mettre 5 millions dans le truc, et il y a potentiellement 1 million d’exit pour les fondateurs ». Je pense à un truc auquel il faut réfléchir quoi.

Norman Deschauwer: [00:33:47] Oui, oui, tout à fait. Je pense justement, si on ajoute une couche de produit (Hugo Duchene: Oui) dans Pyxis, là j’y crois. Je t’explique, Pyxis Canada entre autres ils ont développé un des premiers modules Agile, je vais l’appeler comme ça, dans Jira, qui à l’époque s’appelait Green Hopper. Donc c’était le premier module où tu pouvais avoir des post-it virtuel, du drag and drop, des backlog et ainsi de suite, qui avaient absolument pas dans Jira. Ils ont revendu ça en fait à Atlassian, qui est la boite derrière Jira, donc oui, ils ont pas racheté Pyxis, parce que Pyxis faisait de la consultance, et entre autres à un moment ils se sont dit « Il y a beaucoup de clients qui utilisent Jira, c’est chiant en fait, nous on veut des post-its, on va les développer ». Donc ils ont fait, comme toi en gros, ils avaient un problème, ils ont solutionné le problème, ils l’ont mis sur la marketplace et c’était le plugin Jira le plus téléchargé, le plus payé de la plateforme, donc Atlassian a dit « Oulà, ça a l’air cool ce truc » (Hugo Duchene: Ouais), on va l’intégrer directement. Et pendant longtemps en gros dans les domaines, donc dans les naming des plugins et tout ça, il y avait encore Pysxis, Green Hopper, tu vas Atlassian .com /, tout le naming du plugin. Aujourd’hui, ça a complètement disparu et on ne parle même plus de plugins agiles puisque, en gros Jira c’est, une plateforme (Hugo Duchene: Oui il fait tout quoi), voilà, ouais. C’est devenu un mastodonte heu…

Hugo Duchene: [00:34:54] Trop grand d’ailleurs, on pourra en reparler peut être un autre jour.

Norman Deschauwer: [00:34:57] Donc là en gros Atlassian a racheté un produit, mais n’a pas racheté la boite. Donc ici je sais pas (Hugo Duchene: Oui, à voir), j’ai du mal à répondre à ta question.

Hugo Duchene: [00:35:04] Mais oui mais en fait je demande ça parce que moi typiquement, dans le cas de ma société de consultance, je trouve qu’on est à des phases de grandeur où on est tellement proche du truc, et où souvent les clients viennent pour nous, en tout cas je pense que c’est un peu mon cas. Et je trouve aussi qu’on arrive dans une génération où, ça c’est un autre débat, mais où le personal branding devient de plus en plus fort, que je pense que la revente de boîte va être de plus en plus compliquée. En fait, pour moi on arrive vraiment dans une ère où je trouve que Elon Musk, bon alors qu’on aime ou qu’on n’aime pas c’est pas le sujet, mais je trouve que globalement même si on n’aime pas, tout le monde suit quand même un peu son exemple. C’est à dire qu’il a fait le personal branding avant tout le monde, il a fait les levées de fonds à tout va avant tout le monde. C’est le premier gars à avoir une grosse boîte qui crache zéro mais qui avait une valorisation de fou furieux avant tout le monde. Et je me demande, aujourd’hui, où le modèle Elon Muskien est appliqué à tout le monde, comment on fait sérieusement pour revendre une boite en sachant que le fondateur représente la boite? Aujourd’hui, si Elon Musk veut vendre Tesla par exemple.

Norman Deschauwer: [00:35:50] Ben ça, ça va être compliqué, la boite elle va chuter (Hugo Duchene: Oui), déjà il a revendu une certaine partie de ses parts ou il a payé 11 milliards de dollars d’impôts (Hugo Duchene: Oui) pour racheter Twitter et le cours (Hugo Duchene: À chuté) a chuté. Donc tu imagines il dit « Je sors de Tesla, dans la tête des gens c’est (Hugo Duchene: Tesla est finis quoi), c’est fini.

Hugo Duchene: [00:36:04] Je pense que ce modèle va se passer de plus en plus, en voyant là où les entrepreneurs vont. Parce que moi je vois le nombre d’entrepreneurs maintenant que je vois qui disent « Ah, on a un board de quatre personnes, il faut absolument qu’il y en a un qui représente la boite » et en fait c’est ce gars-là qu’au plus la boite grandit, au plus ce gars-là grossit de notoriété ». Mais je me demande dans un monde comme ça, où chaque boite à son représentant derrière, dans quel monde on va être pour revendre les boites quoi?

Norman Deschauwer: [00:36:22] Ben ça dépend. Je pense à un exemple c’est Bill Gates. Depuis longtemps maintenant il est plutôt focalisé sur sa fondation, je pense, si mes souvenirs sont bons, qu’il a un peu moins de 2% de la boite. Et clairement il n’est plus, on l’associera toujours à Microsoft, aujourd’hui il peut faire ce qu’il veut, le cours de Microsoft ne va pas chuter, tu vois donc ça a mis du temps. Et il est resté longtemps dans le board, et je pense que là maintenant avec 2% je pense que c’est la seule personne qui a autant de % d’actions de Microsoft, donc j’imagine qu’il est toujours impliqué dans le board, mais c’est plus lui.

Hugo Duchene: [00:36:51] J’en doute pas mais je pense quand même qu’il y a un piège au personal branding et que, c’est quelque chose je pense qu’on a eu de belles années à cause de ça (Norman Deschauwer: Oui), parce que c’est un truc dans lequel tout le monde se rue, y compris moi, y compris tout le monde. Par contre je vois les avantages que ça, typiquement moi j’ai fait trois podcasts personnels, j’ai fait quelques posts sur LinkedIn et j’ai même vu LinkedIn qui explose. J’ai des gens qui tout d’un coup, je n’avais plus vu depuis quinze ans, mais tout d’un coup ils me croisent dans la rue ils savent ce que je fais, alors que normalement jamais ces gens heu…

Norman Deschauwer: [00:37:11] Signent des autographes?

Hugo Duchene: [00:37:12] Non, non, je suis pas du tout une star (Norman Deschauwer: Rires, je rigole), mais c’est une façon d’informer qui est très rapide (Norman Deschauwer: Oui) et les gens d’un coup savent ce que tu fais et ce que tu proposes. J’ai un très mauvais pressentiment là-dessus, parce que à la fois je me dis que si le gars qui représente ton entreprise ben chute, ton entreprise va couler avec toi. Et à la fois, si un jour tu veux revendre, le gars est complètement bloqué quoi (Norman Deschauwer: Ben oui), il ne peut plus rien faire. Et c’est là où j’attends de voir, moi, dans le cadre de ma solution, à quel point je pousse quoi. Parce qu’à la fois je pense que ça pourrait aider au début avec le storytelling de dire (Norman Deschauwer: Bien sûr), moi ça m’a aidé on va le faire. Mais à un moment, si tu arrives à grossir, ben il faut que je me détache très vite de ce truc-là, parce que c’est clair que pour des levées de fonds à un moment les gens vont pas beaucoup aimer. C’est clair que m’apporter, à un moment pour des psychologues etc., ils vont voir un outil plus médical et qui aide à un exercice médical, et pas vraiment l’outil d’un gars qu’il y a peut-être des gens qui ne vont pas l’aimer, et voilà. Mais je pense que sincèrement qu’on a eu de belles années d’entrepreneuriat, je pense qu’il y a beaucoup de codes qui vont être changés. Et j’attends de voir, je pense qu’on va faire beaucoup de podcasts pour en parler mais (Norman Deschauwer: Oui) c’est assez rigolo de voir la transition.

Norman Deschauwer: [00:38:02] Ben tu peux faire comme les Daft Punk!

Hugo Duchene: [00:38:03] Ouais, me cacher ouais. Mais typiquement je pense à ça, il y a Bill Gates, mais y’a plein d’autres exemples aujourd’hui. Est-ce que si Bernard Arnault part de chez LVMH, est ce que vraiment LVMH sera toujours aussi gros?

Norman Deschauwer: [00:38:11] Je sais pas, il est moins dans l’air: c’est des produits de luxe (Hugo Duchene: Oui), bon. C’est moins: le consommateur moyen peut se payer des produits LVMH donc tu vois. Oui, et je pense pas que la valeur de LVMH va vraiment chuter, elle va baisser, elle va changer, si lui quitte. Maintenant, soyons honnête, est-ce qu’il va quitter une boite qui le propulse au numéro un des fortunes mondiales, je ne pense pas!

Hugo Duchene: [00:38:31] Non, je ne crois pas non plus, non

Norman Deschauwer: [00:38:32] C’est pas un gars, c’est un businessman qui est là pour faire du pognon, je le vois comme ça hein? Elon Musk, il a un vrai projet de vie, c’est: Tesla c’était une marche, Twitter ça en est une autre, puis il y a SpaceX, et il y aura encore autre chose. Ce gars, je pense qu’il va mourir en bossant en fait!

Hugo Duchene: [00:38:48] Oui, après toi du coup, tu fais plutôt partie des gens qui l’aiment, ou qui le détestent, ou qui l’admire, ou…

Norman Deschauwer: [00:38:53] Je l’admire parce que, en fait c’est les deux, je l’aime et je le déteste. Le déteste c’est peut-être un peu fort, et l’aimer je l’apprécie (Hugo Duchene: Ok, oui), c’est un peu plus nuancé que ça (Hugo Duchene: Ok, oui). Je l’aime bien parce que force est de constater que tu n’es pas là où tu es pour rien, il a à chaque fois cru en ses idées jusqu’au bout, il a tout misé à chaque fois de ce qu’il a gagné précédemment. C’est comme le gars qui joue à la roulette, il mise tout sur le même numéro, il gagne, il mise tout sur le même numéro, il gagne, et ainsi de suite. Il n’a pas trop diversifié ces trucs. Donc de Paypal jusqu’à SpaceX, il s’est toujours mis à fond dans ses projets, donc pour ça je l’admire. Par contre, j’ai lu ses deux biographies, donc une qui est parue je pense il y a une dizaine d’années et une qui est parue l’année passée en 2023, du même gars qui a fait la biographie de Steve Jobs. Et, ouais il peut être détestable en fait, il est, je pense, Asperger, donc tu vois (Hugo Duchene: Oui, Aspergo ouais). Et donc du coup il n’est pas à l’aise avec ses émotions et celles des autres. Évidemment il attend des autres de creucher un peu comme lui, il faut y aller à fond quoi (Hugo Duchene: Oui). On va installer des lits de camp le long de la chaîne de production, moi je veux autant de voitures où il faut que cette fusée décolle demain, je m’en fous, vous faites ce que vous voulez. Le gars qui a fait la bio de Steve Jobs parlait aussi de cette notion de distorsion de la réalité qu’il avait vu chez Steve Jobs, qu’il reconnaît chez lui. J’ai l’impression qu’il y a une forme de, c’est cette notion de distorsion de réalité, ils arrivent à tordre le réel pour arriver à leurs fins. Et ça, ben oui c’est…

Hugo Duchene: [00:40:18] C’est un pouvoir immense hein!

Norman Deschauwer: [00:40:19] C’est à la fois admirable et… Parce que quand le gars te dit « Je veux vivre sur Mars », je sais pas où on en est sur ce chemin là mais, s’il vit assez longtemps il est capable d’y arriver. Donc tu vois, le côté que je n’aime pas non plus, c’est: j’essaye justement de rester écoresponsable, je vais le dire comme ça (Hugo Duchene: Oui), des enjeux climatiques

Hugo Duchene: [00:40:36] C’est pas très climatique…

Norman Deschauwer: [00:40:37] Non, là je pense pas qu’on porte les mêmes valeurs à ce niveau-là. Parce que, je pense que lui dans sa tête, dans son raisonnement c’est: de toutes façons je suis persuadé que la terre est foutue, donc je veux trouver un vaisseau qui m’emmène ailleurs, parce que j’ai l’impression qu’on sera mieux ailleurs. Et le problème c’est que ces gens-là accélère un petit peu la (Hugo Duchene: La fin, oui), la fin, ouais. Donc quand tu as des Jeff Bezos qui vont flirter avec l’espace, qui emmènent des milliardaires avec eux, lui qui veut aller sur Mars et tout ça, qui te met dans le ciel des trains de Constellation Starlink, je sais pas si on est sur le bon chemin en fait. Donc voilà, si tu avais un Elon Musk qui est à la tête de « Team for the Planet », là je me dis y a un truc.

Hugo Duchene: [00:41:14] Ouais là ça serait bien ouais!

Norman Deschauwer: [00:41:15] Ah ouais, ouais. Ben parlons de ça justement, peut-être qu’on pourra conclure: c’est qui tes influenceurs?

Hugo Duchene: [00:41:19] Ah ça c’est une magnifique question!

Norman Deschauwer: [00:41:20] Les gens qui t’inspirent.

Hugo Duchene: [00:41:22] Ben ce qui est drôle avec ça c’est que j’en parlais récemment avec des gens. Et en fait je remarque que, au plus je grandis, au moins j’en ai en fait. Parce que c’est devenu très compliqué pour moi d’avoir des référents, du fait qu’à mon avis j’ai un sens critique qui est de plus en plus compliqué à convaincre. Et du coup la réponse est un peu nulle parce qu’en fait je pense que j’en ai pas vraiment, mais bon j’en ai beaucoup dans lesquels j’ai pas envie de tomber. C’est à dire que quand je vois tous les podcasteurs aujourd’hui qui existent, alors je les regarde, mais j’essaye vraiment d’avoir un sens critique particulier. Et par contre les seuls que j’idolâtre sont souvent des gens que j’estime beaucoup plus loin que moi ou souvent c’est des gens beaucoup plus âgés que moi, mais j’aurai rarement un sentiment d’appréciation fort vers quelqu’un qui a mon âge ou plus. Mais c’est clair que si un jour je pouvais parler à des Bernard Arnault ou à des figures comme ça qui représentent pour moi un peu la force de l’ancien monde, qui sont des gens qui, on aura beau dire ce qu’on veut, qu’il est détesté ou pas mais, aujourd’hui dès qu’ils rachètent une boîte, il l’a fait exploser, et il ne la fait pas que exploser avec des mécanismes financiers comme Warren Buffett ou quoi pourrait faire, mais il l’a fait exploser. Typiquement, LVMH rachète Birkenstock, ils ressortent une nouvelle sandale magnifique, ils font juste la campagne de pub parfaite qui est diffusée partout et que tout le monde trouve génial. Ils font typiquement les chaussures que tout d’un coup tout le monde trouve génial et que tu trouves ça tout beau sur Instagram. Je trouve que réussir une fois, ça peut arriver à tout le monde, mais réussir pendant 50 ans, à chaque fois que tu le fais, et avoir un taux de réussite qui est de l’ordre de 80%, pour qui que ce soit, c’est quelque chose qui m’a toujours, je trouve que ça apporte une certaine sagesse envers les gens. Et je dirais que, par contre ça c’est quelque chose qui me différencie beaucoup par contre des influenceurs qu’on peut voir, c’est que moi j’imagine toujours mon parcours sur 20, 30 ans, et je rêve d’une carrière entrepreneuriale sur 20, 30 ans. Et je ne pense à vrai dire que comme ça, parce que j’estime que les vrais gens forts sont allés chercher là-dedans quoi, sur la durée, sur le côté marathon. Et après sur des influenceurs que je suis, oui je pense que c’est plus par phase mais en général, je aurais tendance à beaucoup plus apprécier les gens dont je sais qu’ils ont déjà des boîtes établies. Donc typiquement je pense: il y a Yann Darwin en France que moi j’aime beaucoup, parce que j’ai été voir Greenbull etc. Je trouve que lui aussi c’est intéressant parce qu’il essaie de scaler horizontalement, il a tout un tas de filiales avec son groupe. Et je trouve que par exemple des gens comme Iommi ou Sama, qui sont des gens qui sont certes très intelligents et je les remets pas, mais c’est des gens pour lesquels je vais avoir à mon avis moins d’admiration, parce que souvent ce sont des business déjà qui sont très low complexity comme ils aiment bien dire. Qui moi sur le plan technique ne m’excite pas plus que ça, sur le plan social est quand même pas très intéressant non plus. Et finalement, qui même d’un point de vue entrepreneurial n’est pas, ce sont des boites de 10-20 personnes, avec un marché très réduit, et qui se basent en fait que sur des mécanismes marketing que tout le monde connait. Donc voilà (Norman Deschauwer: Oui), j’aurais tendance à préférer le gros industriel, qui n’est pas très écologique malheureusement (Norman Deschauwer: Oui), mais qui je trouve sur l’aspect mental est très intéressant, plutôt que les dropshipper qui vivent à Dubaï quoi!

Norman Deschauwer: [00:43:44] Je suis assez d’accord

Hugo Duchene: [00:43:45] Et toi?

Norman Deschauwer: [00:43:45] Ben moi, je veux dire, ben il y a toute la communauté agile, certains, qui ne sont pas des influenceurs autant, allez pour le commun des mortels je veux dire comme ça, donc il y en a pas mal qui me bottent. Ben justement on a Frédéric Laloux, qui a écrit un bouquin il y a quelques années, qui s’appelle Reinventing Organizations, qui avait vraiment décrit les mécaniques. C’est souvent associé à la spirale dynamique, donc c’est un modèle un peu complexe à expliquer comme ça en quelques minutes dans un podcast, mais je trouvais ça super intéressant d’avoir une photo, les différentes typologies d’entreprises qui existent, avec à chaque fois une description du positif, du négatif, des dérives que peuvent avoir ce genre de modèles pour arriver un petit peu au modèle actuel. Enfin, pas le modèle actuel, le modèle le plus récent, le plus évolué, qu’il nomme Turquoise, Teal. Et là en gros, donc ça c’était sa première œuvre, et là maintenant il est passé à ce qu’on appelle The Week, qui est une immersion dans les enjeux climatiques. En gros, c’est assez simple, il a voulu packager ça comme: tu peux le faire toi-même, tu peux vivre cette expérience toi-même. Et après tu as toute une série de recommandations, et donc dans ce qu’il décrit c’est, je pourrais te montrer des ours blancs qui suffoquent sur la banquise, je pourrais te montrer que les îles qui sont perdues là-bas, elles vont être noyées. Non, il s’est dit, « Mon public, c’est l’Europe, nord Amérique ». Je vais montrer comment l’impact des changements climatiques ont déjà lieu maintenant. Et, si on ne réagit pas, c’est pas ce qui va se passer au Sahara ou au pôle Nord, c’est devant ta porte, tes voisins, les gens que tu côtoies au boulot, les gens que tu côtoies à l’école, c’est quoi leur vie dans quelques années si on commence pas maintenant à faire quelque chose? Donc voilà, je trouvais ça porteur de sens pour moi, et donc ouais, Frédéric Laloux reste un de mes grands influenceurs, voilà. Après, ça ne m’empêche pas, j’ai cette dualité, ce paradoxe, où ben je suis très conscient des enjeux climatiques et j’adore les bagnoles (Hugo Duchene: Oui). Je suis très conscient des enjeux climatiques et je vais aussi d’une bonne oreille écouter des Alex Hormozi, voilà, qui a fait fortune dans Jim Launch et qui a créé plein de trucs, en gros qui te donnent de la matière gratuitement parce que c’est un peu son concept. Je ne suis pas là pour faire de l’infotailment, je vais pas te former en demandant des formations, moi ce qui m’intéresse c’est que tout le monde réussisse. Je trouvais un petit changement justement du paradigme des infotainment, des infopreneurs, donc je m’intéresse un peu à lui, ça ne veut pas dire que je l’admire hein? (Hugo Duchene: Non surtout pas, oui) mais je me questionne sur son modèle, donc je me renseigne un peu là-dessus. Je ne me mettrai pas dans la case influenceur (Hugo Duchene: Ah oui ok), voilà, j’écoute, voilà.

Hugo Duchene: [00:46:18] Ouais non c’est clair. Ici je pense à ça parce que il y a d’autres types d’influenceurs finalement que j’aime bien, mais là du coup c’est beaucoup plus du côté dev. C’est que moi par contre, je passe très régulièrement ma vie, enfin mes soirées plutôt, à aller sur Twitch, et à aller dans les catégories sciences, dev, ou tech, ou ingénieur etc., et aller voir les gens qui ont parfois cinq ou dix spectateurs en live, qui sont vraiment très petits sur la plateforme. Et c’est souvent là en tout cas que j’arrive à avoir le plus d’admiration, en tout cas aujourd’hui, sur des gens, parce que c’est souvent là que tu rencontres souvent des développeurs passionnés. Souvent, que c’est là où tu rencontres des gens que tu ne vois jamais sur les réseaux sociaux, c’est à dire: parfois des CTO de grosses boîtes, t’avais même pas idée que le truc était complexe etc. Et en fait ce qui est drôle, c’est que je trouve que les réseaux sociaux sont parfois un peu compliqué parce que, ils demandent tellement de temps aujourd’hui pour faire du bon contenu et être diffusé, que souvent les gens qui sont diffusés ne sont pas les gens qui ont réellement du poids dans la vraie vie de tous les jours (Norman Deschauwer: Oui). Et du coup l’avantage de ce genre d’exercice là, c’est que je peux parfois avoir une discussion géniale, hyper technique, hyper passionnante, avec des gens que je rencontre vite fait comme ça devant cinq autres personnes. Et je dois dire, j’ai beaucoup plus d’admiration pour ce genre de personnes-là que pour des gars qui ont un format tout bien fait, qui donne quelque chose mais finalement c’est un discours marketing, du coup tu n’es même pas sûr s’il le pense vraiment. Voilà, donc si je devais donner un conseil, pour des développeurs, faites-le, parce que c’est génial et ça m’a appris plein de trucs d’un point de vue technologique. Et quand vous avez rien à faire à 2-3h du matin, voir un gars qui porte une perruque en train de se faire chier à développer des tests unitaires en C, parfois ça peut te changer une soirée.

Norman Deschauwer: [00:47:34] Avec du popcorn!

Hugo Duchene: [00:47:35] Ah ouais! Non mais c’est, franchement c’est génial, même pour la culture de développeur, pour tous les gens qui par exemple se rêve d’être architecte, se rêve d’avoir des situations un peu plus hautes hiérarchiquement souvent dans les boîtes d’un point de vue technique. Mais je trouve que c’est le meilleur exercice parce que tu es très vite amené à rencontrer plein d’autres technologies, et ce sont des gens experts de leur technologie. Et échanger avec ces gens-là, pour moi était vraiment, un vrai bonheur.

Norman Deschauwer: [00:47:53] Tiens, par hasard, tu as vu le documentaire sur Squeezie?

Hugo Duchene: [00:47:56] Ouais, je l’ai vu.

Norman Deschauwer: [00:47:56] Qu’est-ce que t’en penses?

Hugo Duchene: [00:47:57] Moi personnellement grand fan hein! De un j’ai grandi avec lui, du coup je pense que j’ai un rapport un peu émotionnel avec lui. Et surtout ce que j’ai toujours vu, et ce que peu de gens ont vu, c’est que très tôt comme j’aimais bien la finance, c’est que j’ai très vite appris qu’il avait vendu à la banque Mixicom à Webedia (Norman Deschauwer: Oui). Et je trouve que dans le documentaire, on voit réellement ce que c’est d’être businessman, entrepreneur, ou en tout cas de développer quelque chose qu’on avait en tête. Et je trouvais ça intéressant d’avoir enfin un vrai documentaire qui raconte la vie de ces gens-là, parce que c’est pas faire oh ahah devant sa caméra. Et là, on voit vraiment un jeune homme au début, très jeune, qui est complètement dépassé par les événements. On voit quelque chose comme il y a beaucoup de jeunes aussi ont vécu, c’est à dire la capacité dans les écoles à avoir d’autres gens qui critiquent les gens qui font, on va dire c’est quelque chose d’assez normal, mais je trouve que dans les écoles c’est assez accentué. Et je trouve que s’il y avait plus de gens qui réaliseraient leur rêve d’enfant, je pense qu’on aurait beaucoup plus de Squeezie et qu’on aurait beaucoup plus de gens heureux, et de gens qui auraient des belles boîtes, et à mon avis le monde irait globalement mieux (Norman Deschauwer: Oui). Et je trouve que dans les premiers épisodes, je trouve que ça puait vraiment ce truc-là quoi, que c’est finalement juste un gars qui socialement n’a aucun code, qui devait sûrement être la risée parce qu’il a des TOC, parce qu’il a plein de trucs (Norman Deschauwer: Oui, oui). Mais finalement, ce gars-là, dix ans après, est devenu la star absolue de tous les cools qui sont dans le même lycée cinq ans après (Norman Deschauwer: Oui, oui). Et c’est quelque chose dans lequel aussi je me suis un peu reconnu, parce que j’ai très vite été geek, j’ai très vite été pâtissier, et c’est quelque chose qui peut très vite t’enfermer, et très vite te mettre une étiquette de gars un peu bizarre ou des choses comme ça (Norman Deschauwer: Atypique), oui voilà, atypique, alors que tu es pas forcément atypique finalement, t’es juste un gars qui a des idées comme tout le monde, la seule différence avec les autres c’est que tu en parles et t’ose les montrer quoi. Et c’est la même chose avec ces podcasts là aussi, c’est qu’en fait, je sais pas si tu as vu la même chose, mais moi j’en ai fait deux trois en me disant « Tiens, c’est une chouette démarche, je vais m’améliorer avec le temps dans ma discussion, je m’améliore avec le temps, dans ma façon de parler, je sais que les premiers ne vont pas être les meilleurs du monde, même si je trouve qu’ils sont déjà très bien ». Mais pour autant, tu as toujours une masse qui va demander à des proches à toi pourquoi tu fais ça, qui vont faire des blagues, qui ont une sorte de besoin de moquerie, triger par rapport à ça. Je trouvais vraiment que ce documentaire puais ça, et dans un second temps, quand on voit les problèmes qu’il a eus avec Webedia, quand on voit ce truc-là, je trouve que ça puait autre chose aussi qui est que: même si tu es bon, même si tu es comme ça, il ne faut pas oublier que dans la vie, il y a le monde du travail, il y a un cadre et qu’il y a plein de gens qui vont venir vers toi et qu’il faut connaître les règles du cadre, parce que sinon tu vas te faire attraper comme tout le monde. Et en fait on voit au fil du temps qu’il y a une professionnalisation d’un truc qui n’est pas du tout professionnalisant à la base, et je le reconnais vraiment. Lui, pour le coup, c’est quelqu’un où je trouve qu’il a une maîtrise totale sur tous les points de vue, et je trouve que faire que globalement tout ce qu’il a fait aujourd’hui, c’est un peu un côté très Elon Musk, où il y a une sorte de distorsion totale d’une réalité. Parce que faire un GP Explorer où t’as, bon c’est quand même pas une petite boîte parce que je pense qu’au niveau chiffres ça fait (Norman Deschauwer: Oui) quand même beaucoup d’argent (Norman Deschauwer: Oui), mais c’est quand même une petite boîte comparé à des Webedia ou des grosses agences publicitaires, qui va mettre 4 millions d’euros, voire même plus d’après ce que j’ai entendu, pour aller faire un événement, qui au début n’est pas du tout prouvé, qui va louer un truc pour mettre des amis à lui dans des formules quatre et dire « Ben tiens je vais faire une course, il y aura au pire, il y aura d’office des marques qui vont me suivre » qui mettent les 4 millions avant même de savoir qu’il y a une marque qui va payer pour voir ses potes en train de rouler autour d’un circuit (Norman Deschauwer: Oui). Je trouve vraiment qu’on est pour moi dans l’exemple typique de pourquoi les gens deviennent entrepreneurs et pourquoi s’il y a des gens qui ont des problèmes avec leur travail, etc., ils devraient peut être devenir entrepreneurs. Parce qu’on vient d’une idée complètement folle où l’argent est complètement secondaire, où l’argent n’est que la conséquence de l’idée. Et je dois dire que, non, ça je pense que comme beaucoup de gens, pour l’instant en tout cas, je suis admiratif en tout cas de lui, comme beaucoup de gens à mon avis mais voilà. Ce qui serait intéressant c’est que toi, qui viens d’une génération plus élevée que la mienne, je sais pas si on dire élevée mais différente (Norman Deschauwer: Une autre), ouais une autre, tout à fait. Avoir ton avis ça peut être cool, parce que je suis peut être aussi complètement biaisé du fait que j’ai grandi avec lui!

Norman Deschauwer: [00:51:17] Moi pour la petite histoire, en fait 2010, j’ai un changement de carrière. À l’époque je travaille chez Thalès, on avait un gros client et au final le projet se termine, et on rentre tous au bureau, à Bruxelles. Et je me retrouve à me présenter à des collègues que j’avais jamais vu, parce que bon, société de service, t’es dédié à un projet pendant quatre ans, ben tu reviens rarement au bureau central, sauf ben le jour où le client est fermé il faut retourner, donc voilà. Mais au final, tu connais peu de monde de ta vraie boîte, la boîte pour laquelle tu travailles, c’est même bien plus souvent ton client, tu t’associes plus à l’image de ton client qu’à ta société, donc, bref je la fais courte. J’arrive au bureau, je me présente « Norman », « Ah, tu fais des vidéos? » et donc je tilt pas…. (Hugo Duchene: Oui). Une fois, deux fois, trois fois, mais je dis mais c’est quoi ce truc, pourquoi les gens parlent de je fais des vidéos? « Ben oui, tu connais pas le youtubeur: Norman fait des vidéos? », je dis « Mais non » parce que bon, instinctivement tu tapes toujours ton nom dans les moteurs de recherche pour voir ce qui sort. Et donc là je tape: YouTube, Norman et voilà il me propose Norman fait des vidéos, je dis « Non! » et puis je clique, et je vois ce gars, qui se filme devant une GoPro avec son chat (Hugo Duchene: Ouais) et qui commence à faire des blagues. Et à l’époque je me dis « Mais c’est quand même dingue quoi ». Et donc, à l’époque justement, 2010, donc c’était quand même il y a quatorze ans hein? Quatorze ans, j’avais 30 ans, je me dis « Bah je ferais bien le truc, mais alors dans mon domaine », et j’étais déjà fan d’agilité. Donc je me dis je vais faire une petite série qui parle d’agilité, donc on a commencé dans les bureaux de Thalès à faire des petites vidéos comme ça, qu’on n’a jamais posté, parce que moi, à l’époque j’ai ce syndrome de (Hugo Duchene: La peur, ouais) pas la peur, le perfectionnisme. « Non, l’ange il est pas bon, le micro il capte pas bien le son, c’est moche. En plus là, le blanc il est bleu, là il est vert, l’éclairage est pas le même ». Donc finalement, on n’a jamais sorti quoi que ce soit, mais l’exercice était sympa en tout cas.

Hugo Duchene: [00:52:56] Juste une question par rapport à ça, parce que c’est quelque chose qui est drôle, c’est parfois un peu antinomique d’être perfectionniste et agile, non?

Norman Deschauwer: [00:53:01] Oui, parce qu’en fait, ce que je voulais c’est que, c’est renforcer cette image de « Mais on le fait bien en fait ». Et en fait, lui il se prend pas la tête, il a une caméra, il fait un sketch et puis c’est bon. Mais là, comme il y avait beaucoup de gens, que en fait le cadre était professionnel. Et que c’était pour servir justement, c’est ça la grosse différence, je pense que eux ils ont commencé juste pour s’amuser (Hugo Duchene: Ouais). Moi je l’ai fait où j’avais déjà à l’époque un but de « Je dois montrer que j’ai un service à vendre, que je suis bon ». Oui d’accord c’est marrant mais, faut que ce soit bien quoi, et donc c’était jamais assez bien, donc finalement j’ai laissé tomber l’histoire et voilà. Mais c’est comme ça que je suis rentré un petit peu dans ce monde. Et oui, je me suis abonné à Cyprien, je me suis abonné à Norman (Hugo Duchene: Comme tout le monde), je me suis abonné à Squeezie quand il a commencé aussi. D’ailleurs Squeezie ça a été un des derniers que j’ai connus de cette époque-là, je me demandais mais qui c’est ce petit gamin là, voilà. Ben oui, et puis récemment, enfin plus récemment, je veux dire il y a quatre ou cinq ans, j’ai commencé à comprendre un peu mieux (Hugo Duchene: Ce qui se passait, oui) tout ce qui se passait derrière, la boîte qu’ils avaient à plusieurs, qu’ils ont revendue. Et puis je me dis putain, le gars, 19 ans, il se prend quatre patates quoi, il prend 4 millions en vendant sa boîte, il a une chaîne YouTube, c’est quoi ce truc quoi? Et là, aujourd’hui je me dis, t’es con Norman, t’aurais dû faire une chaîne aussi pour faire ça. Bon, j’ai pas le talent et j’ai pas passé le temps qu’il fallait mais, il y a une forme de regret en moi qui me dit, au final, même juste pour t’amuser, tu aurais dû le faire.

Hugo Duchene: [00:54:19] Ah ouais mais je pense aussi. Moi c’est aussi ça parfois que j’ai un peu peur, c’est que, je trouve que le regret est fort, et que j’ai pas envie, et c’est pour ça que maintenant je me suis fait un peu une règle où j’avais vraiment envie de faire tout ce qui me passait par la tête. Bon, parfois j’ai des problèmes de temps (Norman Deschauwer: Yes man), ouais, non mais c’est vraiment ça. Et je trouve qu’en fait le problème c’est que si tu te poses constamment la question de: est-ce que ce sera assez bien pour telle boite, est-ce que ce sera assez bien pour tel client, est-ce que ce sera…. En fait tu finis jamais par le faire (Norman Deschauwer: Oui). Et je me suis aussi rendu compte de quelque chose, c’est que quand tu rates quelque chose, les gens s’en souviennent très peu souvent, à part si c’est vraiment un grosse fêlure etc. par contre quand tu le réussis les gens vont s’en souvenir. Et du coup je me dis « Bon si je rate un truc, si un podcast raté c’est quelque chose (Norman Deschauwer: Oui), si je l’ai fait j’aurai pas, de toute façon pas de regrets. Et s’il est magnifique, les gens se souviendront. Et si c’est pas magnifique, j’en referai jusqu’à ce que ce soit bon quoi »

Norman Deschauwer: [00:54:59] C’est ça

Hugo Duchene: [00:55:00] Donc voilà.

Norman Deschauwer: [00:55:00] C’est la discipline d’en refaire, et d’en refaire, et d’en refaire (Hugo Duchene: Oui), et je pense que c’est ça qui amène l’excellence. Par contre, je vais juste rebondir sur un truc, tu disais: s’il y a plus de gens qui réalisaient ces rêves, je pense que le monde serait totalement différent. Donc je t’invite à lire justement le bouquin, je sais pas si tu étais là à la journée agile l’année passée (Hugo Duchene: J’étais pas là) à la keynote c’était Thomas Gibot, qui a écrit un bouquin justement « Réaliser ses rêves, on peut l’apprendre », c’est une compétence qu’on peut apprendre. Je pourrais t’envoyer une copie et je vais t’envoyer le lien de la session (Hugo Duchene: Je regarderais), elle est sur YouTube, sur notre chaîne YouTube.

Hugo Duchene: [00:55:28] Ça suit la même phrase quoi?

Norman Deschauwer: [00:55:29] C’est ça, c’est exactement ça. On va clôturer, mais donc du coup, moi je suis auditeur, j’ai envie de te contacter: comment je fais?

Hugo Duchene: [00:55:36] Ben aujourd’hui la plupart des gens passent par, souvent un peu de LinkedIn, si vous tapez Hugo Duchesne. Après j’ai mon site de ma société qui s’appelle EMLH Corp, c’est un peu, il faut peut-être que je change le nom de ma boîte mais, voilà, j’ai un site où vous verrez à peu près tous les services que je peux proposer, etc. Mais la plupart des gens aujourd’hui me contactent: soit c’est du bouche à oreille aujourd’hui, soit souvent sur LinkedIn – Hugo Duchesne, ou via mon site web où, j’ai été longtemps actif sur Twitter aussi du fait de Twitch, etc. Je pense que normalement en tapant mon nom sur internet, il y a tellement de trucs maintenant que, les gens auront pas trop de mal à réussir à trouver un moyen de contact. Le message souvent que j’ai tendance à passer c’est que si vous avez un problème en interne, vous vous posez la question de comment le digitaliser, comment le rendre IT, comment automatiser certains process, tous des choses où parfois on ne se rend pas compte qu’on a des problèmes qui peuvent être solutionnés par la technologie, c’est en général mes missions préférées! Et c’est là où j’espère avoir une vraie valeur sur le marché en tout cas, c’est de là que j’essaie de proposer les meilleurs services possibles et imaginables quoi.

Norman Deschauwer: [00:56:28] Ok Hugo, merci beaucoup.

Hugo Duchene: [00:56:30] Merci à toi pour l’invitation, c’était très cool, j’adore parler dans un micro.

Norman Deschauwer: [00:56:32] On refera d’autres épisodes parce que j’ai l’impression qu’on a énormément de choses à se raconter

Hugo Duchene: [00:56:35] Ouais, ben d’office

Norman Deschauwer: [00:56:35] Donc très cool, merci à toi.

Hugo Duchene: [00:56:37] Merci.

Via Blubrry :