Podcast : Journée Agile 2023 – Feedback de 8 participant.e.s – Partie 2

Journée Agile 2023 – Feedback – Partie 2

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Bienvenue dans ce nouvel épisode de « Pyxis – Le Podcast » dédié à la Journée Agile du vendredi 2 juin 2023 ! Aujourd’hui, nous vous présentons la seconde partie de nos interviews exclusives avec les participant.e.s de cette journée mémorable. Regroupés en deux capsules podcasts, vous découvrirez dans cette seconde partie huit témoignages, feedback, inspirants et enrichissants.

Dans un souci de promouvoir une culture du feedback, nous avons invité les participant.e.s à partager leurs expériences, nos points forts et les axes d’amélioration, ainsi que leurs messages pour nos auditeurs.

Nous avons également abordé la maturité agile de leurs entreprises respectives et son impact sur leur quotidien.

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Bienvenue dans ce nouvel épisode de « Pyxis – Le Podcast« , dédié à la Journée Agile du 2 juin 2023 ! Une production de Pyxis Technologies Belgium.

Dans cette deuxième partie, nous vous présentons les témoignages de huit participant.e.s qui ont généreusement partagé leurs expériences et leurs réflexions lors de cette journée mémorable :

Dans ces entretiens, nos invité.e.s partagent avec passion les points forts de l’événement, les améliorations qu’iels suggèrent et iels transmettent un message à notre audience!

Écoutez attentivement leurs témoignages enrichissants et n’hésitez pas à rejoindre la conversation en laissant votre propre message vocal sur notre boîte vocale, dont le lien est disponible ici

N’oubliez pas, un tirage au sort sera organisé parmi ces participant.e.s pour offrir un cadeau spécial en remerciement de leur feedback honnête et authentique.

Nous tenons à exprimer notre sincère gratitude envers nos invité.e.s pour leur engagement précieux lors de cet épisode et de la Journée Agile. Leur expérience est une source d’inspiration pour notre communauté agiliste.

Ne manquez pas les prochains épisodes captivants de « Pyxis – Le Podcast« . Abonnez-vous dès maintenant pour ne rien manquer de nos discussions passionnantes sur l’agilité.

La durée des interviews proposées n’était influencée que par le temps d’attente pour passer au micro!

Séquençage du podcast :

1. Mahdia : 

  • 00:18 Présentation
  • 01:18 Motivation pour venir à la journée agile ?
  • 02:13 Les premières impressions ?
  • 03:22 Point d’amélioration ?
  • 04:16 Une visite préparée ?
  • 04:43 Des choses en vue pour l’après-midi ?
  • 06:00 Le niveau de maturité de votre entreprise par rapport à l’agilité ?
  • 06:47 La perception de l’attitude agile ?
  • 07:17 L’application My Pension : une réussite !
  • 09:01 Pratiques gaming en entreprise ?
  • 09:45 Déjà une ludothèque ?
  • 09:56 Que faut-il encore améliorer en termes d’agilité chez vous ?
  • 10:31 Autre feedback ?
  • 10:43 Prête à revenir l’année prochaine ?
  • 10:57 Une SPOC Journée Agile au SFPD ?
  • 11:44 Remerciements au traiteur de la Journée Agile !
  • 11:53 Clôture

2. Alexandre : 

  • 12:21 Présentation
  • 12:26 Première visite à la Journée Agile ?
  • 12:33 Qu’est-ce qui marche bien et qu’est-ce qu’on peut améliorer ?
  • 13:05 Le seul point d’amélioration.
  • 13:17 Un message pour motiver à venir l’année prochaine ?
  • 13:40 Un effet Wow ?
  • 14:11 Le niveau de maturité de votre entreprise par rapport à l’agilité ?
  • 14:27 La notion de ludothèque ?
  • 14:50 Tout à gagner à rencontrer Eric Decossaux et clôture

 3. Laurent : 

  • 16:17 Présentation
  • 16:56 Qu’est-ce que vous avez aimé ? Qu’est-ce que vous n’avez pas aimé ?
  • 17:39 Vous en avez fait d’autres après ?
  • 18:11 Des surprises dans le contenu ?
  • 18:53 Quelles sont d’autres attentes que vous auriez?
  • 19:37 Un message pour motiver à venir l’année prochaine ?
  • 19:48 L’adresse du site internet.
  • 19:56 L’activité de la société, concrètement ?
  • 20:08 Clôture 4. Lorenzo :
  • 20:28 Présentation
  • 20:31 Première visite ?
  • 20:36 La première impression
  • 21:11 Point d’amélioration ?
  • 21:47 L’agilité comme un virus et l’atelier feedback
  • 22:42 La motivation pour participer à la Journée Agile?
  • 23:18 Remerciements à Manuel Deruisseau
  • 23:22 Le niveau de maturité de votre entreprise par rapport à l’agilité ?
  • 24:28 Un message pour motiver à venir l’année prochaine ?
  • 25:14 Clôture

5. Nicolas :

  • 25:42 Présentation
  • 25:51 Seconde visite ?
  • 26:06 Une même expérience ?
  • 26:12 Qu’est-ce que tu as appris ?
  • 27:38 Point d’amélioration ?
  • 28:29 Un effet Wow ?
  • 29:40 Un message pour motiver à venir l’année prochaine ?
  • 30:34 Clôture

6. Sonia :

  • 30:49 Présentation
  • 31:09 Première visite?
  • 31:35 Nos points forts et améliorations ?
  • 32:37 Point d’amélioration ?
  • 32:57 Un effet Wow ?
  • 33:40 Un apprentissage ?
  • 34:21 Un message pour motiver à venir l’année prochaine ?
  • 34:49 Clôture

7. Olivier :

8. Christophe :

  • 37:51 Présentation
  • 38:47 Première visite ?
  • 39:03 Le Dalaï Lama de circonstance cette année-là ?
  • 39:16 Informaticien au départ ?
  • 39:49 Points bloquants ?
  • 40:33 Pourquoi Broadcast, pourquoi équipement ?
  • 40:57 La keynote
  • 41:13 Un effet Wow?
  • 41:51 Quels sont les freins à l’agilité?
  • 43:04 L’agilité c’est surtout une attitude
  • 43:57 Un conseil à quelqu’un qui s’intéresse à l’agilité?
  • 44:52 Un futur à l’Agile quand on l’a déjà implémentée ?
  • 46:06 Le futur de l’agile ?
  • 46:36 L’agilité en prévention burnout ?
  • 47:13 Site Web?
  • 48:36 Bilan de l’expérience podcast ?
  • 48:50 Clôture

Transcription du podcast:

Michel Godart: [00:00:18] Bonjour et bienvenue pour un nouvel épisode « Pyxis – Le podcast ». Nous sommes le 2 juin 2023, j’ai devant moi un superbe sourire de Mahdia Amirar, enchanté

Mahdia Amirar: [00:00:30] Enchanté

Michel Godart: [00:00:30] Le but, c’est quoi? C’est de faire des interviews avec les intervenants, les orateurs, mais aussi, et c’est là la petite touche spéciale de la journée, avec des gens parmi le public. Et tu as accepté, on va se tutoyer Mahdia (Mahdia Amirar : Tout à fait), c’était gentiment de venir à mon micro (Mahdia Amirar : Oui), l’objectif c’est de donner un feedback sur ton expérience de la Journée Agile. Mahdia, qui es-tu et pour quelle société es-tu présentes?

Mahdia Amirar: [00:00:50] Eh bien moi je travaille pour le service fédéral des pensions, la SFPD. Donc moi j’ai la chance de travailler pour le service fédéral des pensions qui est quand même un organisme, je trouve, très jeune, très dynamique, avec des personnes dirigeantes qui essayent vraiment d’insuffler ce côté agile, ce côté à visage humain. On a vraiment de très, très, belles valeurs qu’on défend au SFP. Donc c’est pour ça que je suis aussi contente de venir participer à ce podcast, parce que c’est…

Michel Godart: [00:01:13] Ça te donne l’occasion aussi d’en parler!

Mahdia Amirar: [00:01:14] Exactement, d’en parler (Michel: Magnifique). Et c’est grâce aux SFP que je suis présente aujourd’hui.

Michel Godart: [00:01:18] Raconte-nous quelle était l’étincelle qui a déclenché « Ben tiens, on va y aller ».

Mahdia Amirar: [00:01:21] D’accord, donc au département paiement on travaille avec une grande proximité avec la SMALS, donc qui Notre IT en fait, on est vraiment passé en « Agile », vraiment, côté business, on essaye

Michel Godart: [00:01:31] ça fait longtemps, c’est récent ?

Mahdia Amirar: [00:01:32] Non, Ça fait quand même quelques années déjà. D’abord c’est notre IT de la SMALS qui est passé en agile, donc ils ont des Scrum master, mais on a mis côté business des Product Owner. Voilà, on fait aussi des Scrum et on essaye vraiment de travailler en itératif, en incrémental. On essaie de transposer cette magnifique méthodologie agile du côté business et ça fonctionne assez bien, on ne sait peut-être pas tout non plus transposer côté business, mais une grande partie quand même.

Michel Godart: [00:01:54] L’étincelle c’était de venir pour apprendre, c’était…

Mahdia Amirar: [00:01:57] Oui, pour découvrir de nouvelles méthodologies. Donc on a beaucoup de gens de la SMALS qui sont là, mais des gens du business qui sont venus également, surtout côté département paiement, parce que là on est un petit peu avant gardiste, j’ai envie de dire pour tout ça, et on a un plus petit département aussi donc on peut se permettre d’appliquer des choses.

Michel Godart: [00:02:10] Plus innovantes, plus créatives.

Mahdia Amirar: [00:02:12] Voilà, exactement.

Michel Godart: [00:02:13] Tu peux nous parler de à quoi tu as assisté et comment tu as perçu les choses ?

Mahdia Amirar: [00:02:16] Ce qui est un petit peu compliqué, c’est effectivement de choisir entre les différents ateliers, ce n’est pas toujours évident, donc ils ont été très bien présentés. Donc le premier, malheureusement on ne nous a pas dit « précipitez-vous, sinon vous aurez plus de place ». Donc le premier atelier auquel j’ai voulu participer était déjà full, donc je me suis rendu à mon deuxième choix qui parlait de spiritualité etc. Donc là c’est un petit peu plus, j’ai l’impression que c’est in vivo. Bon, je suis personne assez dynamique, assez speed, c’était peut-être pas le bon moment pour moi le matin de faire ça, parce que voilà, j’ai besoin de choses un peu plus dynamique. Mais bon. L’orateur avait une voix très posée, il a dit de très belles choses, donc il a quand même donné des clés, etc. Voilà, donc j’ai trouvé ça vraiment très, très, agréable le matin, mais j’aurais peut-être eu besoin d’un café un peu plus fort pour me reboosté. Donc du coup, je suis passé au deuxième atelier, juste après, et là c’était l’atelier sur les serious games, génial (Michel: Génial), honnêtement… Donc c’était des tables de six, c’est trois groupes, et on a vraiment eu directement une synergie, une cohésion d’équipe. Les jeux qu’il a mis en place ont directement brisé la glace, on ne se connaissait pas, personne ne se connaît, et il y a une ambiance géniale (Michel: Conviviale). Des idées innovantes sont sorties, on s’est dit « Tiens, on va poser un brevet sur notre idée de génie ». Donc vraiment, franchement, c’était hyper collaboratif, c’était bien fait. J’ai vraiment, là, ça m’a laissé une impression géniale quoi!

Michel Godart: [00:03:22] C’est vrai? Ben c’est que le début en plus, (Mahdia; C’est que le début, oui. C’est que la matinée donc heu…) ça va continuer… Alors Mahdia, si je t’écoute bien, pour l’instant, c’est plutôt des compliments que tu me donnes. Il n’y a pas vraiment une critique.

Mahdia Amirar: [00:03:30] Non, La seule chose comme je dis, c’est vrai que c’est: quand on vient pour la première fois, c’est vrai que c’est compliqué d’identifier quel atelier pourrait être intéressant pour nous

Michel Godart: [00:03:37] Tu sais qu’on a une application, qu’on pouvait installer.

Mahdia Amirar: [00:03:39] Oui, mais je l’ai découverte quand j’étais ici. Mais on avait, j’étais sur le site hein, j’allais sur le site mais avec ce qui était écrit, ce n’était pas assez pour pouvoir se mettre…

Michel Godart: [00:03:47] On sera attentif à ça pour les prochaines éditions (Mahdia: Ouais pour la prochaine fois, peut-être…). On fera un travaille là-dessus, (Mahdia: Oauis voilà, qu’on puisse déjà au moins dire…) c’est un chouette feedback

Mahdia Amirar: [00:03:52] Ouais voilà. Essayer de savoir un peu, parce qu’à un moment donné j’avais vu, oui par rapport au software, je trouvais ça intéressant la manière dont ça avait été présenté par l’orateur. « Ah bah tiens, des softwares inutiles, c’est vrai, personne n’aime faire du travail inutile ». Mais je me suis dit est ce que c’est trop focus sur l’IT ou pas? Donc c’est ça aussi, c’est ce côté agile, nous, les gens du business on se demande « Est-ce que ça va vraiment être adapté pour les gens du business ou est-ce que c’est vraiment focus pour les gens de l’IT? » C’est ça qui fait que c’était pas assez clair.

Michel Godart: [00:04:16] Vous aviez préparé la visite en allant voir les détails sur le site de chaque intervenant qui donne (Mahdia: Non, non) chaque fois une explication (Mahdia: Non, on a rien préparé). Ça ne va peut-être pas contribuer à cet effet que vous avez ressenti. Donc si je peux recommander aux auditeurs qui nous écoutent (Mahdia: Oui) quand vous venez à la Journée Agile, allez sur le site parce qu’on vous décrit le programme, mais si vous cliquez sur l’intitulé du programme, il y a la personne qui se présente, qui présente son atelier, de quoi il va parler. Donc ça a le mérite de le rendre très clair. Et puis, comme je l’ai dit, il y a l’application qui va aussi beaucoup vous aider. C’est bien, grâce à vous, on va donner ce message pour les prochaines éditions.

Mahdia Amirar: [00:04:42] Télécharger l’application.

Michel Godart: [00:04:43] Voilà. Et nous on fera travailler aussi sur ça de toute façon. Alors maintenant, vous avez pris connaissance du programme, vous avez été un peu voir qu’est ce qui vous tente encore après-midi (Mahdia: Ouais). Il y a des choses qui vous attirent vraiment?

Mahdia Amirar: [00:04:52] J’ai regardé un petit peu, maintenant, déjà, la première leçon c’est d’aller très, très, vite pour être sûr de pouvoir rentrer dans le bon atelier.

Michel Godart: [00:04:58] On a plus de monde que prévu, c’est vrai!

Mahdia Amirar: [00:05:00] Ouais, c’est ça voilà, donc maintenant: la première chose que je vais faire c’est de dire « Ah c’est à quelle heure, je vais aller pour être sûr de faire… » Parce que c’est vrai que quand on vient ici on a envie de repartir quand même avec un bagage.

Michel Godart: [00:05:08] Puis il faut s’organiser, mais il faut repartir avec un bagage

Mahdia Amirar: [00:05:10] Oui voilà, il faut partir avec un bagage. Parce que c’est ça, enfin en fait, bon tout ce qu’on apprend est intéressant parce que de toute façon ça parle de sujets dont on n’a pas l’habitude d’entendre parler ou de parler couramment au travail.

Michel Godart: [00:05:19] Même chez vous, alors que vous étiez déjà dans l’agile.

Mahdia Amirar: [00:05:21] Oui, mais par exemple, les jeux que j’ai appris dans la serious game (Michel: C’était nouveau), ben moi je n’en avais jamais entendu parler, personnellement. Donc même si on sait qu’il y a tous ces outils, etc. Bah il y en a tellement justement, Agile ça regroupe tellement de choses, que si on ne fait pas ce genre de journée… Enfin c’est comme quand on fait les 1001 tools qui est organisé par BOSA etc, ben on apprend aussi plein d’outils qu’on ne connaissait pas forcément, ou des outils qu’on connaissait déjà, comme Miro, mais qu’on n’utilise pas de manière efficiente. Donc moi je conseille vraiment à toute personne qui est intéressé par l’agilité, de venir dans une Journée Agile hein? Parce qu’il y a vraiment, vraiment, c’est une ouverture d’esprit et rien que les intitulés en fait des petits groupes, je trouve que ça apporte déjà « Ah bah tiens, ça m’intéresse, bon je ne sais pas y participer, mais je ferais des recherches effectivement ».

Michel Godart: [00:06:00] Oui et puis il y a parfois des petites provocations (Mahdia: Oui), comme le monsieur qui fait un atelier en parlant de l’agilité comme virus (Mahdia: Oui). Alors là je fais des petits clins d’oeil à certains (Mahdia: Oui tout à fait, tout à fait), certains ateliers. Oui, c’est une bonne approche (Mahdia: Oui, oui). Alors justement, je me posais la question de: si vous deviez évaluer le niveau d’agilité, en terme de maturité, au sein de votre entreprise, vous lui donneriez quelle place?

Mahdia Amirar: [00:06:18] Ben au niveau IT, je pense quand même, je leur donnerai quand même un bon huit, neuf sur dix, honnêtement

Michel Godart: [00:06:24] Ils sont très matures au niveau agilité (Mahdia: Oui, ils sont très mature en agilité), d’accord

Mahdia Amirar: [00:06:24] Et ils sont en constante évolution, ça fonctionne vraiment bien. Donc là je pense qu’il y a un bon neuf sur dix. Côté business, si je prends le département paiement dans lequel je travaille, parce que je peux en parler vu que c’est une expérience personnelle (Michel: Ouais, bien sûr), moi je veux dire qu’on est quand même un bon six, sept sur dix, je dirais, et je trouve que c’est pas mal (Michel: Ah c’est pas mal, ouais), pour du business, dans une administration!

Michel Godart: [00:06:44] Ah clairement, oui, il n’y a pas de quoi rougir!

Mahdia Amirar: [00:06:46] Non, il n’y a pas de quoi rougir, c’est ça.

Michel Godart: [00:06:47] Est-ce que la compréhension elle est faite, clairement, dans le fait que c’est aussi, et peut-être même avant tout, une question d’attitude l’agilité? Est-ce que ça c’est ancré par tout le monde chez vous?

Mahdia Amirar: [00:06:57] Moi je pense que ça c’est bien ancré parce que justement on est vraiment dans des réorganisations, comme je le disais au début, à visage humain. Donc, on veut aussi que les gens soient beaucoup plus participatifs. Les gens ont toujours idée du fonctionnaire qui fait des tâches répétitives, dans sa petite case avec (Michel: Les clichets sont là, oui), oui hein, avec la trace de tasse de café sur sa feuille…

Michel Godart: [00:07:14] Pas chez moi, pas chez moi hein? Mais j’ai déjà entendu ce type de cliché

Mahdia Amirar: [00:07:17] C’est ça il y a, il y a un cliché comme ça mais: non! Toute personne qui vient chez nous au Service fédéral des pensions verra que pas du tout. On est vraiment axé digital, on a une vision claire vers laquelle on veut évoluer. On veut éviter toutes ces tâches répétitives. On est vraiment en train d’automatiser, de digitaliser et forcément, ça passe aussi par l’agilité puisqu’on doit effectivement apprendre une méthodologie. Les gens doivent apprendre une nouvelle façon de travailler, les collaborateurs, et même le principal utilisateur qui est le pensionné. Parce que lui aussi: on a la superbe application « My Pension » Point be, qui est très connue même personnellement (Michel: De fait, ouais), qui est géniale et qu’on fait que améliorer. Pour moi My Pension.be c’est vraiment une magnifique réussite…

Michel Godart: [00:07:53] Et j’aime bien le graphisme qui a été pris avec la ligne de temps, c’est Wow! (Mahdia: Oui, oui) Ça c’est vraiment bien foutu quoi (Mahdia: oui, oui, la, la..) je suis allé la consulter (Mahdia: Oui, Oui) vous voyez heu…

Mahdia Amirar: [00:08:00] Ah vous savez qu’on a souvent de retours par rapport à cette ligne de temps, donc il y a une équipe qui travaille dessus

Michel Godart: [00:08:03] Ah mais c’est super bien foutu! (Mahdia: Oui, oui). Moi j’ai un parcours atypique, j’ai plein de petits boulots éparse que j’ai fait pendant un moment de ma vie, beaucoup d’intérim aussi, une grosse période de ma vie. Mais ça, ça aide vraiment, parce que, moi, mon parcours il est hyper mouvementé (Mahdia: Oui, rires)! Dans des dossiers comme le mien, ça va aider!

Mahdia Amirar: [00:08:19] Oui, tout à fait, tout à fait. Et même les personnes peuvent venir et rajouter leur carrière à l’étranger, enfin (Michel: Exact) pour avoir la bonne date de prise de pension, puisqu’on tient, on prend en compte les années travaillées à l’étranger pour la date de pension la plus proche. Donc vraiment, my pension, c’est l’avenir, c’est le présent (Michel: Oui), c’est aussi le passé. On est vraiment axé sur le développement de my pension pour le pensionné, mais aussi en tout ce qui est en interne. Maintenant, on lance aussi des choses pour les professionnels, etc. Donc voilà, le but c’est vraiment d’avancer vers tout ça. Et, sans agilité, on ne peut pas mettre tout ça en place. Donc oui, je pense que la méthodologie elle est quand même bien claire dans tout le service fédéral des pensions. Je parle plutôt de mon département parce que, dans le département dans lequel je travaille, parce qu’évidemment c’est une expérience propre et personnelle mais: c’est vraiment une directive générale du Service fédéral des pensions d’avancer vers l’agilité.

Michel Godart: [00:09:01] Alors, vous me donnez un feedback, j’ai envie de vous en donner un (Mahdia: D’accord, ouais) vous m’avez ébloui aujourd’hui parce que vous m’avez donné une image du service dans lequel vous travaillez, qui est « Waow », Ça m’a fait mon petit effet Wow là aujourd’hui (Mahdia: Ah c’est gentil) Et ça j’ai adoré, donc merci pour ça au passage. J’aimerais revenir au côté gaming, le côté gaming ça vous a plu, je l’ai senti, ça c’est un riche feedback aussi. C’est une chose qui est pratiqué chez vous. Je vais revenir là-dessus, c’est à quel point? C’est vraiment totalement nouveau le gaming pour vous?

Mahdia Amirar: [00:09:25] Non, non, justement. Nous on a un côté un petit peu soutien en management, stratégie, etc. On a un service PACA pour les formations P&O, pour tout ce qui est organisationnel, personnel. Et il y a vraiment des ateliers qui sont mis en place. On a des salles au 19ᵉ chez nous, l’étage de formation, des salles brainstorming par exemple, où on peut effectivement organiser des réunions un petit peu brainstorming, avec des jeux, avec, ou avec des cartes, avec nous…

Michel Godart: [00:09:45] Il y a déjà une culture ludothèque?

Mahdia Amirar: [00:09:47] Il y a déjà, oui, tout à fait, tout à fait. Donc vraiment non, chez nous vraiment, on met des choses comme ça en place. Je pense que l’idée du change management, il est vraiment très présent au niveau du Service fédéral des pensions.

Michel Godart: [00:09:56] Si vous pouviez donner un message, à vos collègues, à vos responsables, pour leur dire « Voilà ce qui est encore à améliorer en agilité », vous auriez envie de leur dire quoi?

Mahdia Amirar: [00:10:04] Moi, honnêtement, j’ai envie de leur dire de continuer. Parce qu’en plus, nous on a vraiment cette culture de « ne laisser personne de côté ». Donc il y a le digital, par défaut, mais ne laisser personne sur le carreau. Donc en fait on pense même aux personnes qui ne sont pas dans le digital, aux personnes, aux quelques opérateurs qui ont plus difficile peut-être avec les changements et l’agilité. Il y a vraiment un soutien au niveau du changement et il y a même des formations qui sont données aux managers pour accompagner mes collaborateurs durant le changement. Donc, je pense que c’est vraiment continuer sur cette lancée parce qu’ils font un travail génial.

Michel Godart: [00:10:31] Ok, super. Un beau mot déjà de clôture, par rapport à ce que vous me donnez-là, par rapport à vous. Est-ce qu’il y a un point que vous auriez encore envie de mentionner au micro comme feedback vers nos auditeurs et auditrices?

Mahdia Amirar: [00:10:40] Honnêtement, inscrivez-vous à cette journée. Moi je trouve qu’on y apprend des choses géniales

Michel Godart: [00:10:43] Ca vous à motivée à y revenir l’année prochaine?

Mahdia Amirar: [00:10:44] J’aimerais vraiment! Donc c’est aussi un message peut-être pour mes, pour le management, s’il vous plaît, acceptez que je puisse revenir l’année prochaine, à Nivelles.

Michel Godart: [00:10:51] Et emmenez des collègues avec vous?

Mahdia Amirar: [00:10:52] Avec des collègues. Bon là on est un petit nombre, mais… Voilà, je pense que ça peut intéresser vraiment pas mal d’autres personnes.

Michel Godart: [00:10:57] J’ai l’impression que vous serez déjà une bonne ambassadrice (Mahdia: Ah). Il y a la passion de votre travail et en plus (Mahdia: Oui) vous avez l’air d’être vachement motivé par l’approche et… (Mahdia: Oui) Et ça c’est déjà une bonne méthode pour être ambassadeur (Mahdia: C’est vrais). On fonctionne par ambassadeurs au sein de votre organisation aussi j’ai l’impression…

Mahdia Amirar: [00:11:09] Oui, oui, on travaille vraiment par un spoc, par ambassadeur etc Donc on aime bien avoir ces personnes clés qui vont transmettre une passion et qui vont donner cette passion aux autres. Donc effectivement, voilà si je peux être l’ambassadrice de la journée agile au SFP c’est avec plaisir, mais donc effectivement, je trouve que ça vaut la peine de venir. On y apprend plein de choses, on y fait des connaissances.

Michel Godart: [00:11:26] Ben on se rencontre, hein, regardez, ça c’est incroyable!

Mahdia Amirar: [00:11:28] Exactement, j’ai rencontré une très belle personne, je suis très contente (Michel: Merci). Et en plus on n’est pas encore passé à la partie networking, et pourtant le networking se fait déjà effectivement dans les groupes.

Michel Godart: [00:11:35] Ah oui tout le temps hein! Tout le temps, oui.

Mahdia Amirar: [00:11:36] Tout ce qui est participatif, au moment de manger, boire un petit café, etc. Donc franchement, en plus on mange bien, on boit bien.

Michel Godart: [00:11:41] Ah mais on vous choie, on vous choie, et on vous gâte, voilà…

Mahdia Amirar: [00:11:44] Donc même (Michel: C’est du cocooning) le service de traiteur, ils sont adorables et tout…

Michel Godart: [00:11:47] On leur fera un clin d’œil d’ailleurs!

Mahdia Amirar: [00:11:48] Oui, vraiment, la journée elle est… Pour l’instant elle est géniale, la matinée est géniale donc l’après-midi s’annonce très, très, bien.

Michel Godart: [00:11:53] On croise les doigts, ça va continuer. On fera tout pour en tout cas (Mahdia: J’y crois). Et si vous avez envie de revenir donner un feedback, n’hésitez pas.

Mahdia Amirar: [00:11:57] C’est gentil merci.

Michel Godart: [00:11:58] Merci pour ça

Mahdia Amirar: [00:11:58] Avec un grand plaisir en tout cas.

Michel Godart: [00:11:59] A bientôt, et (Mahdia: Merci) abonnez-vous à ce podcast.

Mahdia Amirar: [00:12:02] Bien sûr, au revoir (Michel: Je vous en prie, au revoir) au revoir.

Michel Godart: [00:12:21] J’ai une personne qui a accepté de venir à mon micro, qui s’appelle Alexandre, devant moi, enchanté.

Alexandre Cucumel: [00:12:26] Enchanté, bonjour.

Michel Godart: [00:12:26] Est-ce que c’est la première fois que tu viens ou c’est pas la première fois?

Alexandre Cucumel: [00:12:29] Non, j’ai déjà participé l’an dernier, j’ai fait deux studios Agile je crois.

Michel Godart: [00:12:33] Deux studio agile, d’accord, donc tu as déjà une expérience d’une journée agile? (Alexandre Cucumel: Oui) Qu’est-ce qui marche bien et qu’est-ce qu’on peut améliorer? Alors il y a toujours des choses qu’on peut améliorer.

Alexandre Cucumel: [00:12:40] Ce qui marche le mieux, ce que j’apprécie beaucoup ici, c’est les pitchs. Ça permet de manière beaucoup plus interactive et beaucoup plus vivante de se faire une idée sur ce qu’on va voir. Les conférences aussi, la plupart, tout ce que j’ai vu étaient intéressantes. Bilan vraiment positif, on verra l’an prochain à Nivelles. Le cadre c’est trop bruyant pour moi, mais bon, je suis assez sensible au bruit. Mais le hall, ici, quand il y a tout le monde, c’est assourdissant.

Michel Godart: [00:13:05] Donc c’est le seul point d’amélioration.

Alexandre Cucumel: [00:13:07] Oui, oui, oui, sinon tout le monde est ouvert, la logistique est extrêmement fluide, très bonne nourriture. Donc pas forcément sur l’addition virtuelle, ça dépend de ce que j’avais à la maison quoi.

Michel Godart: [00:13:17] C’est une bonne remarque ma foi. Si tu devais donner un mot à quelqu’un pour le motiver à t’accompagner dans une prochaine Journée Agile l’année prochaine, l’année suivante, tu dirais quoi?

Alexandre Cucumel: [00:13:24] Ça permet d’ouvrir l’esprit, ça permet de sortir. La dernière conférence que j’ai regardé, c’était justement en grande partie sur le bullshit agile, sur tout ce qui est framework, etc. Et ça donne vraiment un contrepied à cette vision et plus pour rentrer dans l’esprit que dans la lettre en fait.

Michel Godart: [00:13:40] Est-ce que dans les ateliers de la journée, il y en a un qui t’a marqué vraiment plus qu’un autre? Est-ce qu’il y a des choses que tu retiens qui t’ont vraiment fait un effet? Wow!

Alexandre Cucumel: [00:13:47] Il y a eu cette conférence sur « agile comme un virus ». Et l’effet vraiment waouh c’était sur « Agile et spiritualité » que j’ai vraiment beaucoup aimé. Après c’est peut être mon âge, je viens de passer la quarantaine, et donc la crise de la quarantaine sens et cetera, ça m’a particulièrement parlé. Je suis content d’avoir choisi celle-là à côté de l’extrêmement sarcastique « Travailler, les projets qui ne servent à rien ». Je me suis dit « Je vais choisir celle-là, sinon j’aurais l’impression de me voir »

Michel Godart: [00:14:11] On est critique avec soi-même très fort, souvent hein? (Alexandre Cucumel: C’est ça). Un petit mot encore cette fois sur toi et sur la société où tu travailles. Tu devrais estimer ton niveau de maturité agile chez vous, dans ton équipe, tu donnerais une cote ou un mot symbolique, tu penserais à quoi? Tu dirais quoi?

Alexandre Cucumel: [00:14:24] Je vais dire bien mais peut encore faire des progrès au deuxième trimestre

Michel Godart: [00:14:27] Et vous avez incorporé aussi la notion de jeu dans l’agilité chez vous? De ludothèque?

Alexandre Cucumel: [00:14:31] Pas trop. En fait, on est passé par beaucoup de phases de framework, etc etc. Et justement, les jeux ont été assez ternis parce que c’était un des symboles des coachs qu’on a eu, des coachs très commerciaux qu’on a eu. Et donc maintenant, quand on arrive avec cet aspect gamification, il y a souvent un regard: « Qu’est-ce qui va encore nous vendre? »

Michel Godart: [00:14:50] Tu sais quoi, je vais te proposer quelque chose: passez au-dessus du premier cliché, rencontrez chez Pyxis Belgium, Eric Decossaux, qui est un passionné de jeu et qui comme toi et moi, quand on est animé par une passion, on le partage mais d’une façon merveilleuse. Et en plus on y met l’application du jeu au service de l’agilité. Et je t’invite à découvrir, à être curieux, et faites au moins une tentative une fois, tu sais quelle adresse contacter,  Pyxis Belgique, faites l’essai, vous allez voir. On a notamment un atelier qui est très intéressant, c’est « Suis-je un équipier idéal? » On l’organise de façon régulière et ça donne quand même des messages surprenants. Moi, j’avais aussi parfois ces clichés, comme toi, parce que je travaillais dans d’autres secteurs avant, notamment dans les télécoms. Et c’est vrai que c’était un raccourci qu’on faisait fort, eh bien il m’a fait changer ma vision. Donc je me dis que si ça a marché pour moi, ça marchera peut être pour vous. Parce que j’avoue qu’on est sur l’humain. Le relationnel, c’est l’être qui compte aussi. Dans l’agilité, il y a beaucoup de questionnements sur l’être. C’est ce qu’on a retrouvé dans des ateliers aujourd’hui et je pense que là il y a un questionnement à se faire aussi par la découverte de l’autre via le jeu. Et c’est là dessus où Eric a un talent incroyable. Mais bon, voilà, ça c’était le petit clin d’oeil pour clôturer cette interview, sache qu’on va donner, dans le texte du podcast, le lien vers le site internet de la société que tu représente. Et les auditeurs pourront aussi te donner un feedback. Merci pour ton témoignage et ton temps (Alexandre Cucumel: Ben avec plaisir). Et je te laisse continuer de profiter du bar et de la soirée networking.

Alexandre Cucumel: [00:16:00] Merci.

Michel Godart: [00:16:01] À bientôt Alexandre

Alexandre Cucumel: [00:16:01] A bientôt

Michel Godart: [00:16:17] Laurent, Vous venez dans quel contexte à la journée Agile? On va commencer par ça

Laurent Urbain: [00:16:21] Je viens de la société Nubéo, une société d’une vingtaine de personnes où on fait principalement du développement logiciel. On existe depuis sept ans, on a une moyenne d’âge assez jeune de 27, 28 ans. On essaye de mettre en place toutes ces notions d’agilité. On se rend compte qu’involontairement on fait vraiment de l’agile. Le but c’est de venir voir un peu ici les différents outils qui existent et qu’on pourrait mettre à disposition à l’ensemble de l’équipe pour vraiment acter, je vais dire notre agilité au sein de l’entreprise. Et donc c’est ça qui est vraiment intéressant, je veux dire, avoir toutes les conférences différentes, mais aussi rencontrer des gens qui pourront plus tard nous aider dans notre développement.

Michel Godart: [00:16:56] Quels sont les ateliers auxquels vous avez assisté? Qu’est-ce que vous avez aimé? Qu’est-ce que vous n’avez pas aimé?

Laurent Urbain: [00:17:00] De manière générale, c’était évidemment très positif. Je venais avec une collègue et donc l’idée c’était un peu de se répartir aussi, comme ça on pouvait partager après sur les conférences qu’on avait vue. Ce qui était vraiment intéressant, déjà pour débuter la journée, c’est justement le pitch des différents orateurs. Parce que parfois, même si en lisant le matin le programme, on se dit on va aller voir ça, bien en fait en voyant le pitch d’une minute, ben un orateur arrive à nous faire changer d’avis. Après les pitchs, Thomas je pense, au niveau des rêves c’était vraiment une keynote qui était prenante. Ça prend vraiment dans les tripes, je veux dire, ce type de présentation et je pense qu’on s’y retrouve tous, tout profils confondus. Dans ma boîte, on a des gens qui sont geeks, des commerciaux ou des gens plus au niveau business et je pense qu’on peut avoir n’importe qui dans ce type de conférence. On va s’y retrouver.

Michel Godart: [00:17:39] Vous avez en avez fait d’autres après?

Laurent Urbain: [00:17:40] Après, moi j’avais choisi, parce qu’on est vraiment confronté, au sein de la société, c’est le management hybride entre le présentiel et le distentiel. Et donc c’est des choses où, en tant que gérant de la société, c’est une réflexion qu’on a tous les jours. Ici, depuis le début d’année, on a mis en place pour que les gens puissent avoir deux jours de télétravail semaine. Après c’est pas forcément une demande parce qu’en fait on a une boîte où beaucoup de personnes habitent à 15-20 minutes et en fait il y en a beaucoup qui préfèrent… Même pendant le COVID je devais insister pour les laisser à leur maison, donc c’est ce qui fait aussi notre équipe je veux dire, l’agilité de notre équipe aussi.

Michel Godart: [00:18:11] Il y a des choses qui vous ont surpris dans ce que vous avez entendu là?

Laurent Urbain: [00:18:13] Là il y avait quelques sondages où des chiffres oui étaient assez interpellant. Et après c’était surtout quelques astuces pour justement mieux gérer le télétravail. Que du coup il faut vraiment, je veux dire, les moments de présentiel doivent encore être meilleurs, donc ça c’était vraiment intéressant à apprendre. Après il y avait une conférence qui était sur l’analyse et au testing. La conférence était plus de la théorie, je me dis je vais aller dans quelque chose d’un peu plus concret, plus dans le développement IT et finalement c’est resté fort théorique. Et donc là je suis un peu resté sur ma faim parce que ben ce qui est intéressant dans les conférences, c’est justement d’avoir des cas concrets, des exemples, surtout qu’on a souvent ici un panel de conférenciers avec de l’expérience, c’est toujours intéressant. Donc là, je suis un peu resté sur ma faim et j’ai un peu décroché sur la fin de la conférence.

Michel Godart: [00:18:53] C’est bien vous êtes honnête et vous jouez le jeu jusqu’au bout. Je vous ai dis je veux les critiques, les bons et les mauvais points, vous le faites et merci pour ça. Quelles sont encore d’autres attentes que vous auriez dans cette journée?

Laurent Urbain: [00:19:01] La dernière conférence que je viens de voir, qui était super intéressante, qui était sur le feedback, comment donner des feedback positif, négatif. Ce qui est vraiment intéressant, je veux dire, que ça soit en suivant les conférences, avec les différentes interactions qu’on a, c’est après de réfléchir et moi c’est au niveau de la boîte et de me dire « Comment je vais faire en fait pour le mettre en place ». Et après c’est aussi de me dire en fait que l’an prochain, j’ai envie que des collaborateurs viennent assister aux conférences parce que je pense que moi je suis le gérant de la boîte, je peux amener les idées, mais après dans la mise en place c’est d’autres personnes qui peuvent être là aussi. Donc c’était intéressant de venir pour moi, un peu comme explorateurs à cette journée pour après pouvoir amener d’autres personnes et le mettre encore plus en place dans la société.

Michel Godart: [00:19:37] Et si vous aviez envie de motiver quelqu’un dans votre entourage à y venir, vous lui diriez quoi?

Laurent Urbain: [00:19:41] C’est des conférences qui amènent à la réflexion, évoluer positivement pour la suite, que ce soit dans le privé.

Michel Godart: [00:19:46] C’est ce que vous vous retenez?

Laurent Urbain: [00:19:46] Oui

Michel Godart: [00:19:48] Ce qu’on va faire maintenant, c’est qu’on va rappeler le nom de votre société? Donner l’adresse du site internet.

Laurent Urbain: [00:19:51] C’est la société Nubeo, on est basé à Tournai en Belgique, trois fois W Nubeo.be

Michel Godart: [00:19:56] Et donc l’activité de la société même, c’est quoi en fait, concrètement?

Laurent Urbain: [00:19:59] On fait du développement logiciel, on est intégrateur de la solution Odoo, Mercator. Et à côté on fait également du développement sur mesure, c’est tous les concepts qu’on va rencontrer.

Michel Godart: [00:20:08] 1000 mercis, abonnez-vous et à très bientôt

Laurent Urbain: [00:20:10] Merci (Michel: Pour de nouvelles aventures Podcast, à bientôt!)

Michel Godart: [00:20:28] Lorenzo Cantarutti, enchanté.

Lorenzo Cantarutti: [00:20:30] Enchanté

Michel Godart: [00:20:31] Dans cette interview, la première chose que je vais te demander c’est de me dire est ce que c’est la première fois que tu viens ou pas?

Lorenzo Cantarutti: [00:20:35] C’est la première fois

Michel Godart: [00:20:36] C’est la première expérience. (Lorenzo Cantarutti: Tout à fait) ça, c’est très important parce qu’on a généralement qu’une seule chance de faire un bonne impression. (Lorenzo Cantarutti: Exact). Dis moi, est-ce que l’impression était bonne?

Lorenzo Cantarutti: [00:20:43] Elle est bonne, oui tout à fait.

Michel Godart: [00:20:45] Super, et on est fin de journée, et donc je pose la question à un moment pertinent pour…

Lorenzo Cantarutti: [00:20:49] Oui, oui, oui, franchement. Et la toute première impression qui était la première présentation était vraiment très, très, prenante et très vivante et m’a beaucoup touché en fait

Michel Godart: [00:20:58] On a mis la barre très haut avec Thomas Gibot.

Lorenzo Cantarutti: [00:21:00] Oui, oui, tout à fait. C’était vraiment très bien. Du coup, je me suis dit « Ah ouais, c’est du haut niveau ». J’étais très, très impatient de voir la suite et ça s’est avéré

Michel Godart: [00:21:09] C’est resté sur la gamme…

Lorenzo Cantarutti: [00:21:09] Oui, oui, c’était vraiment très bien.

Michel Godart: [00:21:11] Est-ce qu’il y a des choses qu’on aurait dû, ou qu’on pourrait améliorer?

Lorenzo Cantarutti: [00:21:13] Là, je vois vraiment pas ce qui aurait pu être amélioré, (Michel: Wow, super!) c’était très bien, c’était en continu. Et c’étaient pas trop longs non plus, parce que parfois sur un sujet s’étendre trop longtemps, ben à la fin on fait des redites, etc (Michel: Oui). Et là, c’était un format assez chouette et assez court pour contenir le principal. C’est vrai que la seule chose qui était peut-être un peu dommage je vais dire, mais bon parce qu’on ne peut pas être partout non plus. C’est qu’il y avait des ateliers qui avaient l’air très sympa aussi a participer, quelque part c’était faire une croix sur des interventions qui étaient très intéressantes aussi, et donc les choix étaient parfois difficiles.

Michel Godart: [00:21:47] Alors je suis content d’entendre que ça t’a plu cette première expérience. Tu as déjà répondu à une de mes questions: j’allais te demander quelle est l’atelier qui t’a marqué le plus, tu as répondu, c’est Thomas Gibot, clairement. Cependant, tu as assisté à d’autres ateliers et d’autres interventions. Est-ce qu’il y en a d’autres qui t’ont beaucoup parlé ou des choses où tu peux te dire « Bah là, j’ai appris quelque chose ».

Lorenzo Cantarutti: [00:22:03] Tout à fait. En fait, j’ai beaucoup appris sur la présentation par la personne qui avait présenté la propagation comme un virus de l’agilité. Et ça, ça me parle énormément parce qu’on est en pleine transformation agile dans la société où je travaille. L’autre présentation qui m’avait bien plu aussi, c’était le feedback.

Michel Godart: [00:22:21] Comment donner du feedback? Finalement, c’est ce qu’on est en train de faire hein, tu mets en pratique? (Lorenzo Cantarutti: Tout à fait). T’as directement sauté le cap.

Lorenzo Cantarutti: [00:22:26] Tout à fait. Ben cet atelier, même si au final il était très simple, il a remis quelque part les bases. Et le fait de rappeler les choses que finalement c’est important de donner régulièrement du feedback, de ne pas tenir le tout pour soi et de le partager donc heu…

Michel Godart: [00:22:42] Et tu le vois on va même jusqu’à mettre en pratique avec ces micro capsules, tu vois, c’est génial. On va parler un peu ta société justement, donc qu’est-ce qui t’a motivé à t’inscrire à cette première édition et quelle société?

Lorenzo Cantarutti: [00:22:50] Je représente la société Zorgi. C’est du développement logiciel, on développe un dossier patient informatisé.

Michel Godart: [00:22:57] Dans le secteur médical alors?

Lorenzo Cantarutti: [00:22:59] C’est ça, pour les hôpitaux, on a joué à l’agile pendant quelques années et là on passe vraiment la vitesse supérieure. On a fait appel à un coach agile aussi pour nous aider à mettre tout ça en place et faire cette transformation-là. C’est ce coach agile qui m’a conseillé et qui m’a parlé de la Journée Agile. Et je dis bah pourquoi pas, ça peut être intéressant!

Michel Godart: [00:23:18] Tu peux le citer, parce qu’on va le remercier!

Lorenzo Cantarutti: [00:23:20] Bien sûr, c’est Manuel Deruisseau

Michel Godart: [00:23:22] On lui fera un petit coucou et un merci de sa part parce que, franchement, c?’est sympa de t’avoir recommandé cette journée et cette visite chez nous. Et apparemment tu ne la regrette pas, donc ça c’est top! (Lorenzo Cantarutti: Exactement). Alors ça mène à une question sur l’agilité, forcément on va en parler. Si tu devais donner un niveau de maturité à l’agilité dans ta société, actuellement, tu aurais envie de dire quoi?

Lorenzo Cantarutti: [00:23:38] Alors, aujourd’hui, le niveau de maturité de l’entreprise, je dirais qu’il est quand même sous la moyenne. Dans le sens où on a mis des choses en place, on a mis des éléments de Scrum en place, les différents événements, etc. On a mis quelques flux en place aussi, dans Jira par exemple. Mais l’essence même de l’agilité, il n’est pas là en fait, tout ce qui est collaboration, etc n’y est pas. Il y a encore pas mal de travail pour amener tout le monde à se déclic et à changer la mentalité, quelque part pour avoir l’état d’esprit agile, c’est ce sur quoi on travaille justement.

Michel Godart: [00:24:12] Ça veut dire, si je t’écoute bien que, Lorenzo, j’ai de grandes chances de te revoir l’année prochaine.

Lorenzo Cantarutti: [00:24:16] Il y a de grandes chances, d’autant plus que…

Michel Godart: [00:24:18] Tu vas faire l’ambassadeur vers les collègues?

Lorenzo Cantarutti: [00:24:20] Oui, c’est ça et nos bureaux sont à Nivelles, et j’entends que la prochaine édition est à Nivelles justement. Donc pourquoi pas avec quelques collègues supplémentaires donc heu…

Michel Godart: [00:24:28] Quand tu vas jouer ton rôle d’ambassadeur pour les motiver à t’accompagner, tu vas leur dire quoi? Pourquoi je devrais aller avec toi Lorenzo? Qu’est-ce que je vais apprendre, moi, là bas?

Lorenzo Cantarutti: [00:24:34] Ben comme je le disais, je suis ici justement parce qu’il y avait quelques bases qui me manquaient et que j’ai pu acquérir. Et je pense que c’est nécessaire. Je le disais justement au coach, qui est présent aussi, je pense qu’il faut quand même certaines bases pour venir ici parce que les conférences et les présentations qui sont faites, bah elles parlent pas du frameworks Scrum ou de l’agilité au sens de base. Elles vont un niveau beaucoup plus haut déjà, ou elle, elle éveille certaines consciences qui seraient trop loin si on n’a pas au moins ces bases-là.

Michel Godart: [00:25:04] On dirait que si c’est un public averti c’est mieux?

Lorenzo Cantarutti: [00:25:07] C’est ça (Michel: OK, super), je pense qu’il faut qui peut avoir une certaine, je ne veux pas dire une certaine pratique, mais au moins une certaine conscience de l’agilité.

Michel Godart: [00:25:14] On va dire que c’est un beau mot de la fin pour cette interview. 1000 merci pour ton temps et ta passion, et ta patience aussi parce que tu as dû un petit peu attendre, on a eu de la file à un moment (Lorenzo Cantarutti: pas de souci). On se revoit certainement l’année prochaine!

Lorenzo Cantarutti: [00:25:24] Avec plaisir (Michel: Ciao, ciao) Au revoir.

Michel Godart: [00:25:42] Nicolas, on va commencer par un petit mot de présentation: qui tu es et tu représentes quelle société?

Nicolas Boseret: [00:25:46] Nicolas Boseret, je travaille à l’Union des Mutualités libres et je suis Tribe manager et coach agile.

Michel Godart: [00:25:51] Tu m’as dit que c’est ta deuxième visite à la Journée Agile?

Nicolas Boseret: [00:25:53] Oui et j’ai ramené du monde cette année!

Michel Godart: [00:25:55] Et t’as ramené du monde! Rho tu fais l’ambassadeur en plus! Mais c’est merveilleux, ça me donne déjà des indices positifs (Nicolas Boseret: Voilà) dans ton feedback. La première fois que tu es venu c’est l’année passée ou c’est avant?

Nicolas Boseret: [00:26:03] L’année passée, j’avais fait Studio Agile, juste avant aussi.

Michel Godart: [00:26:06] T’as préféré cette journée ou celle d’avant?

Nicolas Boseret: [00:26:07] Ce même niveau je trouve, c’est la même expérience

Michel Godart: [00:26:10] Donc pas de déception!

Nicolas Boseret: [00:26:11] Ah non, non, pas du tout

Michel Godart: [00:26:12] D’accord. Qu’est-ce que tu as vraiment aimé? Qu’est-ce que tu as appris éventuellement?

Nicolas Boseret: [00:26:15] Dans les points positifs, il y a toujours ce moment où en fait, pendant un des ateliers ou une des présentations, on s’est dit « Voilà, c’est ça que je suis venu chercher en fait » et ce que je suis venu chercher eh bien il y a eu l’une ou l’autre conf, ou justement c’est: « Alors là, ça va me permettre de penser autrement. Ça va, j’avais pas vu ça comme ça ». C’est toujours intéressant de voir justement comment a été interprété tous ces fameux concepts de l’agilité qui ne se veulent pas précis en fait, finalement. Comment c’est interprété et comment s’est resservis par des personnes qui viennent présenter leur interprétation et donc je trouve ça top, ça permet d’enclencher pas mal de discussions.

Michel Godart: [00:26:45] Et d’introspection pour soi aussi.

Nicolas Boseret: [00:26:46] À fond. Et aussi, quand on est plusieurs de la même équipe, par exemple, à participer à la même conf, on est aussi dans le « Ah tu l’avais vu comme ça aussi, mais c’est intéressant, on va pas en parler au boulot » par exemple

Michel Godart: [00:26:55] Ca génère des échanges tu veux dire, wow, super!

Nicolas Boseret: [00:26:56] C’est vraiment ça en fait, on me faisait la réflexion tout à l’heure, c’était Jord qui me disait ça, il dit « Mais en fait c’est cool, vous êtes venus à 20 », parce qu’on est venu à 20, « C’est un team building en fait? »

Michel Godart: [00:27:06] 20 personnes? Waw, chapeau! Merci pour la confiance et (Nicolas Boseret: Avec plaisir) un superbe cadeau que vous nous faites de nous donner votre confiance comme ça, on apprécie.

Nicolas Boseret: [00:27:12] En fait l’ambiance est bonne, on est à tu et à toi tout de suite, on n’est pas là pour se la péter, on le sent directement, c’est vraiment un gros avantage. Et aussi, il y a l’aspect, je trouvais ça vraiment bien de se retrouver avec des personnes de différents départements. Ce n’est pas que les Scrum master qui viennent, donc il y a des Product Owner, il y a des personnes des environnements plus business, pas IT du tout qui sont venus. Il y a des gens qui dit « Bon ben moi j’en ai entendu parler, il y a une place, je la prends » et je trouvais ça super en fait. Donc ça permet de (Michel: Cool) de se recroiser après et de dire « Ah c’était cool ».

Michel Godart: [00:27:38] Est-ce qu’il y a une chose qu’on doit vraiment améliorer, quelque chose que tu as moins aimé?

Nicolas Boseret: [00:27:41] Ce n’est pas au niveau de l’organisation, comment dire. On est plus dans la logique de: on voit qu’il y a toujours des inégalités dans les qualités de présentation, et c’est normal et c’est tant mieux. Si ce n’était pas le cas, on, se serait normés et c’est pas possible, donc ce n’est pas à améliorer. J’aurais peut-être plus tendance à dire à certains speakers de tester, peut-être avec une audience plus petite, avant de se rendre compte après cinq minutes, devant 30 personnes que « En fait ça ne va pas, je le sens pas ». Et en fait, il y a parfois un éloignement entre le speaker et le groupe qui est un peu dur à rattraper quand on sent que le stress s’installe.

Michel Godart: [00:27:54] Ça s’est reproduit souvent ou?

Nicolas Boseret: [00:28:13] Sur les deux fois, j’ai eu ça une fois. De toute façon on le fait dans l’empathie hein? Il y a quand même

Michel Godart: [00:28:16] Il y a de la bienveillance des deux côtés bien sûr!

Nicolas Boseret: [00:28:18] Ben on est là pour ça. Ça offre aussi une bonne dose d’empathie en disant « Bon, c’est quand même chaud de le faire, hein »

Michel Godart: [00:28:23] Ah il faut le faire, il faut se mettre à sa place quoi! (Nicolas Boseret: C’est ça), il faut avoir le courage

Nicolas Boseret: [00:28:27] Il faut arriver à sortir de sa zone de confort et chapeau pour ça en fait!

Michel Godart: [00:28:29] Ouais pas mal. Merci, c’est constructif comme message. Est-ce que tu as un atelier où tu te dis « Wow, là ça a été droit dans mes tripes, j’ai eu des émotions fortes », aujourd’hui?

Nicolas Boseret: [00:28:37] Oui, moi j’ai bien aimé l’atelier sur la résilience, agilité. C’était très très bien mené et bravo les gars! Parce qu’en fait, si je devais le prendre vraiment d’une manière, en grossissant le trait, vous étiez venu vendre un produit. Mais en fait c’est génial parce que vous l’avez amené d’une manière où on dit « Putain, je suis vraiment en train de ramener à la maison un truc que je n’avais pas vu » et ça donne super envie d’y aller. Et encore une fois c’était: l’agilité, comment est-ce qu’ils l’ont interprété? Ils l’ont représenté avec une espèce de mesure qu’on n’imaginait pas. Et franchement je vais l’utiliser, même sans aller prendre le produit qui est là, mais le produit j’ai vraiment très envie d’aller voir ce que ça donne, donc ça, je trouve ça très, très bien. Et alors l’agilité en virus, c’est hyper constructeur en fait d’arriver à faire des analogies. On dit « Ah mais ouais en fait, on est tous vivants en fait, on est tous des vivants qui vivent ensemble. Et bah un anticorps, ça ne se ressent pas obligatoirement à l’intérieur, ça peut être aussi un frein au changement. Et un frein au changement c’est un peu un anticorps par rapport à un virus qui essaie de s’installer. Donc comment est ce qu’on réagit? » Il y avait plein d’analogies super intéressantes et ça permet de bien, bien bouillonner dans la tête et…

Michel Godart: [00:29:29] Tu as bien aimé la métaphore.

Nicolas Boseret: [00:29:31] Ah oui, oui, mais j’aime bien ces métaphores quand elles sont bien construites comme ça, je trouve ça.

Michel Godart: [00:29:34] Donc l’année prochaine, vous revenez à 40.

Nicolas Boseret: [00:29:36] Oui, au minimum. Je vais déjà prendre les 50 places qui sont a prix réduits maintenant!

Michel Godart: [00:29:40] À ses futurs collaborateurs que tu pourrais nous amener, tu leur diras quoi pour les motiver s’ils ont une hésitation à dire j’en suis, je n’en suis pas.

Nicolas Boseret: [00:29:47] Je pense que c’est, il y a un aspect très intelligence collective, c’est à dire quand on fait des cercles de parole, par exemple, on se rend compte que l’autre personne a dit des choses que j’aurais dite. Et on se rend compte en fait que les préoccupations sont les mêmes. Et donc le train, train, quotidien fait souvent qu’on s’éloigne du recul. On est à fond dedans…

Michel Godart: [00:30:02] D’une certaine réalité, d’une prise de conscience, oui!

Nicolas Boseret: [00:30:04] Voilà, et donc on se dit « Oh non, c’est vraiment bloqué là, je sais plus quoi faire ». Et puis venir à un événement comme ici, ça permet de rencontrer plein de gens qui montrent: un, ben c’est un peu la même situation partout, parce qu’en fait on est dans la même mouvance, (Michel: Il y a la similitude des préoccupations), voilà. Et aussi il y a des interprétations différentes, il y a des pistes qui apparaissent et ça permet de revenir ressourcé au travail en disant « Ok, j’ai trouvé un nouvel élan où, j’étais peut-être un peu down, ben grâce à ça, je peux, je recommence ou je vais relire ça, je valide ». Enfin voilà, en fait, c’est inspirant, ça souffle dans la voile.

Michel Godart: [00:30:34] Nicolas, je voudrais te remercier pour l’honnêteté et la franchise de ton feedback (Nicolas Boseret; Ben super), c’est super sympa. Merci à très bientôt et on se revoit donc l’année prochaine!

Nicolas Boseret: [00:30:40] Ben évidemment (Michel: Merci au revoir)

Michel Godart: [00:30:49] Sonia bonjour (Sonia Mendoza: Bonjour) Sonia, dis-nous pour qui tu travailles, rapidement?

Sonia Mendoza: [00:31:02] Alors SPF, Service Public Fédéral.

Michel Godart: [00:31:05] Oui.

Sonia Mendoza: [00:31:05] BOSA, donc stratégie et appui au niveau de l’administration fédérale.

Michel Godart: [00:31:09] C’est la première participation?

Sonia Mendoza: [00:31:10] Alors non, non. J’ai découvert la journée il y a quelques années (Michel: Ah oui, donc…) Et depuis (Michel: Tu viens chaque année?) Oui, oui (Michel: Wow, quel cadeau) depuis, donc j’ai vécu le côtés digitalisation, que j’ai adoré (Michel: Oui). J’avoue le coup de l’avatar, j’ai adoré, vraiment, je suis fan à la fois de la digitalisation, des technologies et fatalement des principes d’intelligence collective, donc je trouvais, et des rencontres… Donc je trouvais que les deux étaient un très, très, beau mariage…

Michel Godart: [00:31:35] Si je devais te demander de nous donner nos points forts et peut être nos faiblesses, tu aurais envie de dire quoi?

Sonia Mendoza: [00:31:40] Alors les points forts, sans hésiter c’est la mise en pratique des intervenants. Donc ce n’est pas théorique, c’est vraiment du retour d’expérience et des boîtes à outils. Et c’est, je pense, un des moteurs même (Michel: De l’approche) des présentations, tout à fait, tout à fait. Et donc ce n’est pas juste vendre du vent et des mots, c’est vraiment du concret et de l’expérimentation. Donc ça c’est vraiment les points forts. Et toute la bienveillance, ça je dirais que c’est de la dilution, goutte à goutte, partout, dans toute la journée, c’est vraiment

Michel Godart: [00:32:11] Mes collègues font ça bien, ils sont passionnés.

Sonia Mendoza: [00:32:13] Tout à fait, c’est vraiment: droit à l’erreur, c’est entre guillemets pas de stress, mais dans le sens il peut y avoir du bug, mais on va gérer le bug donc (Michel: C’est ça) on sent vraiment l’expérience de la gestion de ce stress. Et je trouve que du coup ça donne une ambiance bienveillante et à la fois riche, pour soi-même, pour se dire « Ben, quand je suis aussi confrontée dans ce même genre de situation, ben finalement il faut le faire »

Michel Godart: [00:32:37] Qu’est-ce qu’on peut améliorer?

Sonia Mendoza: [00:32:39] Je dirais: encore plus, encore plus de dynamique dans les sessions. On est encore un peu trop, l’orateur et devant, on a des chaises, pas chaque fois mais c’est quand même la tendance. Donc il y a moyen, avec des grands groupes, quand même de mettre la dynamique et un mouvement en fait, de l’orateur vers le participant.

Michel Godart: [00:32:57] Ça c’est un feedback (Sonia Mendoza: Donc heu, voilà) qui est très intéressant. Et ça, je crois que c’est vraiment quelque chose auquel on va se pencher en terme de réflexion (Sonia Mendoza: Oui). Je ne peux pas faire de promesse à la place de l’équipe (Sonia Mendoza: Ah non bien sûr), mais on va se pencher sur ce feedback-là, je crois qu’il est intéressant. Est-ce qu’il y a, dans les ateliers que tu as suivi, un effet Wow, wow, wow!?

Sonia Mendoza: [00:33:12] Ben le wow je l’avais dit pour la digitalisation avec les avatars, là je trouvais ça.

Michel Godart: [00:33:16] Ça c’était ton « Wow, wow, wow »

Sonia Mendoza: [00:33:17] Parce que là je pourrais en parler de wow!

Michel Godart: [00:33:19] Mais pour cette session, cette année?

Sonia Mendoza: [00:33:20] Mais cette session ci, l’effet Wow, sur le côté émotionnel, personnel, de Thomas! Non seulement le partage d’expérience, la qualité oratoire, mais aussi son… Allez, le flambeau qu’il passe dans son cœur à notre cœur en fait!

Michel Godart: [00:33:37] Ça me parle beaucoup ce que tu me dis là

Sonia Mendoza: [00:33:38] Vraiment, donc pour moi ça c’est Wow!

Michel Godart: [00:33:40] Est-ce qu’il y a eu un autre atelier où tu t’es dit « Ah là par contre, j’apprends quelque chose, j’y ait pas pensé ».

Sonia Mendoza: [00:33:44] En termes d’apprentissage, de retour, dans mon métier on va dire: oui, moi tous les trucs de facilitation pour que ça soit plus facile justement, plus à l’aise, plus dynamique et plus collectif. C’est celui qu’on a fait en bas, en bas, en salle où il y avait plein de bruits d’ailleurs

Michel Godart: [00:34:00] C’est Charles-Louis de Maere, qui parlait de la narration et du canal de communication émetteur-récepteur (Sonia Mendoza: C’est, tout à fait,  tout à fait).

Sonia Mendoza: [00:34:05] Alors justement, il n’est pas du tout parti sur ces notions plus théoriques, mais vraiment dans l’expérimentation d’exercices, de faire vivre. Comment est-ce qu’on peut être plus dans l’écoute active et dans le feedback, mais sans le dire en fait! Donc je trouve ça, moi (Michel: C’est bien) des bons outils.

Michel Godart: [00:34:21] Sonia, si je devais demain te demander d’être de mon ambassadrice, le temps d’une communication, et diriger ta communication vers des gens qui s’interrogent, c’est: vais-je aller à la Journée Agile en 2024 ou pas? Tu aurais envie de leur dire quoi pour les motiver?

Sonia Mendoza: [00:34:34] Et bien aujourd’hui, je suis venue avec un collègue en disant justement que c’est inspirant et venez avec l’idée de la page blanche pour pouvoir emmener et intégrer un maximum, parce que c’est utile pour nos organisations demain.

Michel Godart: [00:34:49] Super! Écoute Sonia, je te remercie infiniment pour cette richesse de ton feedback, ton honnêteté, ton authenticité. Abonnez-vous au podcast, 1000 merci pour ta passion, on la ressent aussi (Sonia Mendoza: Ah merci) et puis j’espère qu’on se reverra la prochaine année alors.

Sonia Mendoza: [00:35:00] Ah je l’espère aussi, vraiment! Ah je peux même dire à l’année prochaine (Michel: Ca marche, à bientôt!). A bientôt.

Michel Godart: [00:35:22] Olivier, bonjour (Olivier Gilain: Bonjour, enchanté). Alors, je vais ai demander en quelques mots de vous présenter et de dire pour quelles entreprises vous travaillez? Ce sera ma première question!

Olivier Gilain: [00:35:29] Voilà, moi c’est Olivier, je travaille pour la société MindTechnology. C’est une petite start up que j’ai fondée avec un collègue, on est à fond dans l’agilité, dans l’organisation, etc… On a une organisation Opale aussi. On vient pour plusieurs raisons parce qu’on est des fidèles à la journée de l’agilité

Michel Godart: [00:35:43] Vous anticipez ma deuxième question, c’est bien.

Olivier Gilain: [00:35:44] Voilà, c’est ça. Parce qu’on vient depuis plusieurs années, on est on est très, très, contents de cette journée. À chaque fois, on la note à l’agenda et c’est toujours un must.

Michel Godart: [00:35:52] Un rendez-vous à ne pas manquer

Olivier Gilain: [00:35:54] Un rendez vous à ne pas manquer. Et alors cette année, on s’est dit avec mon collègue, et c’est lui qui a pris les choses en main: pourquoi pas se lancer, et être conférencier aussi. Et donc voilà, mon collègue va faire une conférence cet après-midi de retour d’expérience sur justement cette entreprise Opale qui est MindTechnology

Michel Godart: [00:36:08] Vous pouvez citer le nom de votre collègue hein!

Olivier Gilain: [00:36:09] C’est Johan Schuiten. Et donc voilà…

Michel Godart: [00:36:10] Voilà, exactement (Olivier Gilain: Il a une session l’après-midi), voilà, c’est l’après-midi, en fin d’après-midi d’ailleurs, hein (Olivier Gilain: C’est ça). Finalement, même si vous êtes un habitué, aujourd’hui il y avait une présentation. À quoi venez vous d’assister?

Olivier Gilain: [00:36:18] C’est sur les rêves (Michel: Oui), et c’était très, très, très, inspirationel

Michel Godart: [00:36:22] C’est Thomas Gibot.

Olivier Gilain: [00:36:23] Oui, voilà, c’était une super séance, super session, super keynote, très inspiration. Je suis quelqu’un, on va dire, que parfois j’ai du mal à me concentrer et je décroche assez vite. Et je n’ai pas décroché une seule seconde de sa présentation, donc c’est un gage de qualité, et je le remercie pour ça. Ça fait aussi également énormément écho par rapport à toutes les réflexions que j’ai pu avoir sur le domaine, les rêves, et ça assez heu… Je donne encore une formation de la semaine passée, j’ai commencé, je ne sais pas ça m’est venu comme ça, improviser un peu pendant dix minutes sur le fait de réaliser ses rêves. Et là justement, hop, séance là-dessus. Je ne sais pas si c’est mon subconscient qui avait vu le (Michel: Le lien)… En tout cas, voilà, ça m’a énormément parlé, ça fait beaucoup réfléchir et je pense que je vais sortir avec ça comme un bagage supplémentaire.

Michel Godart: [00:37:00] Si vous deviez, Olivier, résumer en un mot le plus important que vous avez retenu aujourd’hui, qui vous a marqué le plus dans cette présentation?

Olivier Gilain: [00:37:06] C’est la phrase qu’il a dite que, en fait, atteindre ses rêves, c’est finalement une compétence qui se travaille. Ça c’est vraiment ce qui ressort. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Et alors il y a, à la fin, il a clôturé en disant: il faut que je retrouve les mots mais, que globalement en fait, c’était un moyen, les rêves, que notre corps nous donne pour en fait vivre des expériences. Et ouais, c’est vraiment raccord et ça me parle énormément par rapport a la réflexions que j’ai déjà eu.

Michel Godart: [00:37:28] Merci! Je vous laisse aller à la conférence suivante.

Olivier Gilain: [00:37:30] Un tout tout grand merci et (Michel: Amusez-vous) je vous souhaite la bonne continuation pour la journée (Michel: Et éclatez vous comme on dit). Merci (Michel: Au revoir). Au revoir!

Michel Godart: [00:37:51] Christophe Pirnay, bonjour Christophe (Christophe Pirnay: Bonjour) Christophe, est-ce que tu peux rapidement me dire qui tu es finalement, qu’est ce tu fais dans la vie, tu viens à titre personnel ou pour la société pour laquelle tu travailles?

Christophe Pirnay: [00:38:00] Je viens pour la société pour laquelle je travaille: EVS Broadcast Equipment, qui a déjà été sponsor plusieurs fois de la Journée Agile (Michel: Oui). On a déjà aussi fait des présentations avec mon collègue Pierre Matelart, voilà, on vient un petit peu pour découvrir de nouvelles choses, pour rencontrer des nouvelles personnes, faire des nouvelles expériences comme celle-ci.

Michel Godart: [00:38:18] Un podcast c’est nouveau pour toi?

Christophe Pirnay: [00:38:19] Première expérience de podcast pour moi donc heu

Michel Godart: [00:38:21] Tu vas voir, c’est très chouette, c’est très fun. Christophe, un petit mot sur toi, personnellement, qu’est-ce qui caractérise?

Christophe Pirnay: [00:38:26] Alors un petit mot sur moi, qu’est-ce qui me caractérise? C’est une bonne question. Donc je suis coach, coach agile, formateur et facilitateur. (Michel: Ah ben voilà), donc pas mal de casquettes. Je suis aussi professeur de yoga, à mes heures… (Michel: Ah… Là ça, là ça m’inspire plein de choses). Vous ne le voyez pas, sur le podcast, mais en tout cas on voit qu’il…

Michel Godart: [00:38:41] Tu as le sourire banane en tout cas. Et tu as effectivement un faciès très zen et très réconfortant, c’est sympa de parler avec toi en tout cas!

Christophe Pirnay: [00:38:47] Merci.

Michel Godart: [00:38:47] Est-ce que c’est ta première visite à la Journée Agile, à titre personnel?

Christophe Pirnay: [00:38:50] Non, non, non, ça fait… On vient chaque année en fait donc heu…

Michel Godart: [00:38:52] Ah ouais, un fidèle!

Christophe Pirnay: [00:38:53] Ouais, ouais, on a un fidèle (Michel: j’ai de la chance). On a, comme j’ai dis, je pense que la première fois où on a fait une présentation, c’était en 2018. Évidemment, on est venu plusieurs fois avant, puis on en a refait une en 2019.

Michel Godart: [00:39:03] Donc tu étais aussi là quand il y a eu le Dalaï Lama alors? Tu as dû apprécier!

Christophe Pirnay: [00:39:07] Oui, oui, j’ai apprécié, oui – Rires – Ca a été un peu un chamboulement.

Michel Godart: [00:39:11] C’était surprise pour toi?

Christophe Pirnay: [00:39:12] Pas pour moi, non, pas personnellement pour moi, mais c’était heu…

Michel Godart: [00:39:14] Ça faisait sens pour toi?

Christophe Pirnay: [00:39:15] Oui, ça faisait sens.

Michel Godart: [00:39:16] C’est devenu une passion? Comment tues rentré là-dedans? C’était quoi ton cursus? T’as fait l’informatique au départ?

Christophe Pirnay: [00:39:19] J’ai fait l’informatique au départ et j’ai eu la chance de rentrer dans une petite boîte qui s’appelle Belsim, une spinoff de l’Université de Liège qui a été créée par un professeur. Qui était très active dans le monde de l’industrie chimique, pétrochimique, raffinage. Très rapidement, bah c’est une petite spinoff, donc quand j’ai commencé, on était cinq, si. Et j’ai eu la chance d’évoluer dans cette société, et dans cette société j’ai appris énormément de choses, et on m’a un jour confié un nouveau projet. Je me suis rendu compte très rapidement que les méthodes de gestion de projet classique ne pouvaient juste pas répondre en fait (Michel: aux attentes) aux challenges, aux besoins, aux attentes, de créer cette nouvelle version du logiciel.

Michel Godart: [00:39:49] Où est-ce que ça a bloquait alors?

Christophe Pirnay: [00:39:51] Là où ça bloquait c’était qu’il fallait avoir beaucoup de réactivité parce qu’en fait l’industrie change. On pourrait pas le croire, mais c’est une industrie, comme beaucoup d’industries, on vit dans un monde complexe. Cette industrie évolue très vite. Et donc en fait il faut être en permanence en contact avec les clients, avec les besoins, une société très innovante, en recherche, etc. Je me suis très rapidement intéressé aux méthodes agiles et plus spécifiquement à Scrum. Je parle de ça, on était en 2005. C’était les prémices de l’agilité en Belgique, on a un peu fait des recherches, etc, lu pas mal de bouquins et puis on s’est dit  » Ben on va quand même essayer de se faire une première formation ». Donc on a eu la chance de tomber sur Bruno Sbille, qui est là aujourd’hui d’ailleurs, et qui est devenu un ami. Puis j’évolue dans cette société, et puis un jour je me suis dit « Allez, j’arrête l’informatique ». Et c’est comme ça que j’ai rejoint la société EVS Broadcast Equipement, il y a un peu plus de six ans.

Michel Godart: [00:40:33] Pourquoi Broadcast? Pourquoi équipement?

Christophe Pirnay: [00:40:34] C’est une bonne question. Donc EVS c’est vraiment le leader mondial des ralentis vidéo. Quand tu regardes un match de foot, une Coupe du monde, les Jeux Olympiques et que tu vois des images en ralenti, ben voilà c’est nous. EVS c’est 600 personnes, c’est 350 Sur Liège, plus ou moins. Il y a des bureaux un peu partout dans le monde et donc oui, c’est une passion! C’est de travailler avec les équipes et c’est de comprendre leurs problématiques. Donc je travaille comme coach agile, en interne, chez EVS, (Michel: voilà, merci d’avoir précisé) à temps plein.

Michel Godart: [00:40:57] Tu viens d’assister à une première présentation, je vais dabord te demander de nous dire laquelle?

Christophe Pirnay: [00:41:01] La keynote, alors je suis arrivé un petit peu en retard (Michel: Avec Thomas Gibot) Oui, avec Thomas Gibot, je suis arrivé un peu en retard, donc je suis arrivé juste au tout début (Michel: On parle de rêves justement, c’est en plein la conversation dans laquelle on est quoi!). Exactement, donc ouais, super Keynote, très inspirant.

Michel Godart: [00:41:13] Qu’est-ce qui t’as marqué? Tu vois l’effet Wow! (Christophe Pirnay: Oui, l’effet Wow, c’est…) c’est le moment où ça te parle dans ton cœur!

Christophe Pirnay: [00:41:17] Oui, c’est quand il montre les vidéos en fait! Quand il montre les vidéos de lui sur le chemin, enfin si on peut appeler ça un chemin (Michel: Tor) voilà. Quand il montre ces vidéos où il est effectivement à bout mais que il lâche rien et qu’il y va, et comme il explique un petit peu: vraiment le lien par rapport à l’agilité. Non mais ok…

Michel Godart: [00:41:32] Ca t’as parlé?

Christophe Pirnay: [00:41:32] Oui, ça parle, ça parle vraiment, c’est de se dire « Ok, il y a vraiment quelque chose », on se dit « Wow, il y a quand même peu de personnes au monde qui sont capables de réaliser ce genre d’exploit », il faut être tout à fait honnête! Et quand on se dit comment il est arrivé, comment il s’est préparé, voilà, c’est juste inspirant, c’est juste beau à voir.

Michel Godart: [00:41:46] J’aime bien le mot inspirant que tu utilises

Christophe Pirnay: [00:41:47] Oui, inspirant par rapport au mot rêve. Moi en tout cas, je fais beaucoup de liens par rapport à ça.

Michel Godart: [00:41:51] Ouais, pas mal. Alors justement, le rêve, le savoir-être et puis le fait de se chalenger, d’aller jusqu’au bout des choses et même parfois se dépasser: c’est quelque chose qui est évident, j’imagine, quand tu es dans l’agilité, c’est une évidence pour toi? (Christophe Pirnay: Oui, oui tout à fait). C’est facile à mettre en pratique quand on travaille? Quels sont les freins dans ton entreprise? Quand tu veux, ben écoute tu as des nouveaux collaborateurs, tu veux leur expliquer l’agilité, ben comme tout le monde a des résistances au changement (Christophe Pirnay: Oui), t’as des peurs! C’est quoi les plus gros freins qui reviennent dans ton travail?

Christophe Pirnay: [00:42:15] C’est une question qu’on aborde souvent en interne, quels sont les plus gros freins? Et nous, une chose en tout cas qui a fonctionné avec beaucoup d’humilité chez EVS Broadcast Equipement, c’est vraiment de donner des formations en fait. C’est des formations de base sur l’agilité, sur Scrum et donc ce qu’on fait, ben on a des onboarding des nouveaux. Et donc il y a un module, on va dire, de 2 h où on leur explique c’est quoi l’agilité, c’est comment on fonctionne chez EVS. Et puis après il y a aussi des formations plutôt de deux jours, qu’on donne en interne, qui explique vraiment Scrum, l’agilité, les bases, pourquoi on le fait comme ça? On explique aussi « Ben tiens, le framework ou les bases de l’agilité nous disent de travailler de cette manière là. Nous, on a pris des adaptations »,  on explique pourquoi on a pris ces adaptations. Je pense que c’est ça qui est beau aussi dans l’agilité, ce n’est pas un dogme, c’est pas quelque chose « Ok il faut absolument faire ça parce que c’est comme ça », mais c’est de se dire « Non, il y a des principes de base, il y a des valeurs, et puis comment est-ce que nous, on se les approprie? » Et ça, pour moi, c’est important.

Michel Godart: [00:43:04] Combien de temps met un nouveau avant de réaliser qu’entre la théorie de ce qu’est l’agilité (Christophe Pirnay: Oui), de ce qu’on lui explique, il va prendre… Combien de temps il va prendre avant de dire « Ben finalement c’est avant tout une attitude » (Christophe Pirnay: Oui), c’est assez rapide ou c’est, c’est lent

Christophe Pirnay: [00:43:15] C’est assez rapide et j’aime beaucoup ta question parce que, avant en fait, quand les équipes ne travaillaient pas en Agile, ou en Scrum, ce qui était intéressant quand on recevait, par exemple des stagiaires. Ben ces stagiaires ils arrivaient, et puis ils mettaient du temps à s’intégrer, les gens travaillaient beaucoup plus de manière individuelle, donc il y avait moins cette collaboration

Michel Godart: [00:43:32] Et puis c’est à un tel point, qu’à la limite, quand ils commencent à apprendre, le stage est fini quoi!

Christophe Pirnay: [00:43:35] Voilà, Exactement, exactement. Et en fait maintenant les stagiaires quand ils arrivent, j’ai envie de dire, au bout d’une semaine, de deux semaines, ils sont déjà en train de coder avec les membres de l’équipe, ils produisent déjà quelque chose. Il y a un côté aussi fier pour eux; il y a un côté réalisation de se dire « Je travaille sur un vrai produit », pas « J’ai un stage et je vais faire quelque chose. Et peut-être qu’on va le mettre à la poubelle, ou peut-être qu’on l’utilisera ». Et donc en fait, c’est très, très, rapide, très rapide!

Michel Godart: [00:43:57] Sympa, sympa. Donc le comportement c’est le, on va dire le mot-clé que tu vas retenir. Et donc du coup on va faire encore référence à la conférence de Thomas (Christophe Pirnay: Exact, exact), on débute bien la journée si on peut dire. Ok, si t’as envie de donner un conseil à quelqu’un qui s’intéresse à l’agilité dans une autre entreprise et qui ferait appel à toi en disant « Tiens, tu es en plein là dedans, tu me donnerais quel conseil? »C’est une question qui fait refléchir tu vois? Donc j’aime bien, j’aime bien. En fait, il n’y a pas un conseil que je peux donner: parce que c’est tellement vaste, c’est tellement riche et, attention je vais sortir une belle phrase philosophique, « On ne se baigne pas deux fois dans la même agilité » (Michel: Oh, joli!). Ca dépend en fait, ça dépend des entreprises, ça dépend des challenges, des défis, de ce que chacun a à réaliser. C’est ça qui est agréable dans ce métier, c’est qu’il n’y a pas deux équipes qui sont les mêmes. Il n’y a pas deux problématiques qui sont les mêmes. Voilà, moi, le conseil que je peux donner, c’est, je ne sais pas si c’est un conseil en fait, mais il faut de l’énergie quoi.

Michel Godart: [00:44:47] C’est plutôt une recommandation, un encouragement, voilà.

Christophe Pirnay: [00:44:49] Voilà, ce serait « Il faut de l’énergie parce que, voilà, on en a besoin »

Michel Godart: [00:44:52] Dans le processus du changement, moi je dis toujours, il y a un: une prise de conscience. On ne peut pas changer quelque chose (Christophe Pirnay: Exact) si on n’a pas d’abord pris conscience qu’il y a (Christophe Pirnay: Oui) une problématique ou un questionnement à avoir. Ensuite, on doit instaurer le changement et le mettre en place. Il faut le maintenir (Christophe Pirnay: Oui), ça c’est déjà le processus agile (Christophe Pirnay: Tout à fait). Et puis la question qui va suivre c’est, à un moment donné, on a le sentiment d’avoir fait le tour de la question! Est-ce que c’est le cas, ou est-ce que ce n’est pas le cas? Est-ce qu’il y a encore un futur à l’Agile quand on l’a déjà implémenté dans sa boîte?

Christophe Pirnay: [00:45:17] Oui, je vais juste revenir sur le, (Michel: Les étapes), les étapes. Ce que tu viens de décrire, ça me fait vraiment penser au modèle de change management d’ADKAR, de Prosci.

Michel Godart: [00:45:25] Absolument, j’ai fait du changement management et…

Christophe Pirnay: [00:45:26] Ah ben voilà. Et donc pour moi il y a le, le côté désir aussi (Michel: Ouais) tu vois? Il y a le Awareness (Michel: Est-ce que je veux changer?). Oui, Awareness, Desire, etc. Et nous, ce qu’on a vraiment remarqué, c’est qu’il y a un tipping point ou vraiment un changement, par rapport au désir, justement quand les gens prennent conscience de l’importance de l’agilité. Et donc ces formations ou, même des discussions en machine à café « Ouais l’agile, Scrum, etc ». Et là en fait il y a vraiment « Ah mais je comprends l’intérêt, je comprends ce que ça peut m’apporter, les bénéfices ». Et là il y a le désir.

Michel Godart: [00:45:55] Oui. Donc la prise de conscience fait naître le désir.

Christophe Pirnay: [00:45:58] Exact, et là ils ont envie, voilà, c’est des ingénieurs, ce sont des gens passionnés aussi.

Michel Godart: [00:46:03] Et quand tu vois ce que tu récoltes dans ce que tu as semé, t’as envie de continuer.

Christophe Pirnay: [00:46:06] Exact.

Michel Godart: [00:46:06] Et la question c’était: qu’est ce qu’on continue après? Est-ce qu’il y a un futur?

Christophe Pirnay: [00:46:09] Oui, je pense qu’il y a un futur. Est-ce que ça s’appellera l’agilité demain? Est-ce que ça s’appellera Scrum 2.0 ou ou que sais-je? Je pense que le monde évolue, évolue très, très, vite. Donc oui, il y a un futur. Après, pour moi, l’agilité c’est aussi: le synonyme ce serait « bon sens », donc c’est ramener du bon sens aussi en entreprise.

Michel Godart: [00:46:27] Ça va toucher les valeurs, la recherche de sens (Christophe Pirnay: Exactement, les valeurs), le bien-être.

Christophe Pirnay: [00:46:31] Pourquoi est-ce qu’on fait les choses? Pourquoi est-ce qu’on est là? Pourquoi est-ce qu’on vient travailler le matin? Donc c’est vraiment revenir à ça.

Michel Godart: [00:46:36] Est-ce qu’on pourrait dire qu’une entreprise très agile a moins de chance d’avoir des Bernies et des burn out?

Christophe Pirnay: [00:46:40] Je ne répondrais pas, c’est une bonne question, mais elle me fait réfléchir.

Michel Godart: [00:46:45] Je t’ai dit qu’on allait s’amuser, je t’avais prévenu avant, je tiens mes promesses là hein?

Christophe Pirnay: [00:46:49] Je ne sais pas, Je ne sais pas parce que…

Michel Godart: [00:46:51] Parce que moi, quand tu me parles clairement de recherche de sens, avec l’agilité qui donne du sens, quand j’entends des gens qui ont fait de burn out et qui en sortent, ben la première recherche qu’ils ont, c’est une recherche de sens justement. Donc je me dis que si on fait déjà d’une recherche de sens en amont, eh bien il y a moins de chance quand même de tomber dans un burnout. On sait quand même où on va (Christophe Pirnay: Oui), c’est dans ce sens là peut-être qu’il faut le voir!

Christophe Pirnay: [00:47:07] Plutôt dans ce sens là. Là, j’ai envie de dire « oui », après le burn out, je suis loin d’être un spécialiste du burn out, donc je ne m’enfoncerai pas…

Michel Godart: [00:47:13] Non c’est pas le sujet (Christophe Pirnay: Oui, c’est pas le sujet mais…) Je me suis dit tiens, tu sais en t’entendait je me dis « Ben tiens en fait, finalement, il y a un raccourci qui peut, (Christophe Pirnay: Oui) qui peut être présent, il y a peut-être un lien à faire ». C’est une réflexion qu’on lance aux auditeurs qui nous écoutent (Christophe Pirnay: Oui), ils peuvent réagir, hein, je vais t’expliquer après, tu vas voir il y a une surprise pour les auditeurs, auditrices, et toi. C’est qu’en fait on va mettre un lien dans le texte qui accompagne le podcast et les gens pourront cliquer sur ce lien et laisser un message vocal à ton intention, et répondre à cette question, réagir. S’ils disent dans le message « J’autorise qu’on utilise ma voix dans les médias », bah on mettra en commentaire du podcast, sur les réseaux sociaux, ce lien qui mène à leur voix et tu pourras écouter. S’ils ne disent pas ça, alors on t’envoie ça en privé et tu réagis comme bon te semble par rapport aux questionnements, aux encouragements ou autres. Mais tu vois, c’est une discussion qui est finalement (Christophe Pirnay: Oui) surprenante, on n’a rien préparé, on s’est improvisé comme ça et on arrive à ça et on échange des trucs super intéressants quoi (Christophe Pirnay: Génial!) Alors pour conclure, j’ai quand même envie de dire ben, les auditeurs et auditrices, ils ont peut-être une petite frustration à la fin d’une interview courte. J’aurais voulu en savoir plus, il a l’air bien sympa ce gars-là. Et c’est le cas, et sa passion ça s’entend au micro. Comment est-ce qu’on fait pour te recontacter? On peut aller visiter le site de la boîte pour laquelle tu bosses?

Christophe Pirnay: [00:48:11] Alors évidemment on peut aller sur le site de la boîte EVS .com (Michel: Ouais). Alors je ne suis pas listé en tout cas sur le site. Donc le plus simple pour me contacter, c’est (Michel: C’est sur Linkedin) LinkedIn, évidemment, Christophe P-i-r-n-a-y, c’est le plus simple à me contacter. Et voilà, n’hésitez pas surtout si vous avez envie de nous contacter. Nous on est toujours ouverts sur EVS à accueillir des sociétés pour venir voir ce qu’on a fait, humblement, avec passion et bienveillance.

Michel Godart: [00:48:36] Alors on va être authentique hein? Quand je suis venu te voir à la table à tout à l’heure, je t’ai dis « T’as pas envie de faire un podcast? » – « Oh non, non, non, j’ai jamais fait ça et… » (Christophe Pirnay: C’est pas trop mon truc). Qu’est-ce que tu en penses? Comment tu as vécu cette expérience, c’était chouette?

Christophe Pirnay: [00:48:46] J’adore, j’adore. Oui, c’est chouette.

Michel Godart: [00:48:47] Donc je n’ai pas fait mal mon travail alors?

Christophe Pirnay: [00:48:49] Non, tu as super bien fait ça, merci.

Michel Godart: [00:48:50] Ca va, Éric a bien fait de t’encourager (Christophe Pirnay: Oui). Bon Eric Decossaux si tu nous entends, on te fait un petit clin d’œil! Merci à toi et merci pour ce feedback que tu as donné. Je crois qu’on fera aussi un clin d’œil à Thomas qui va apprécier certainement le feedback (Christophe Pirnay: Oui) qu’il a entendu ici, dans ce podcast. Il entendra aussi cette capsule bien évidemment. Et si votre société ou toi avez envie de revenir à notre micro, ben vous savez qui contacter, vous contactez la Journée Agile: Norman, Pierre-Emmanuel, et revenez nous voir, et donnez du feedback, voilà, échangez puis on espère vour voir l’année prochaine, forcément en 2024

Christophe Pirnay: [00:49:17] Evidemment.

Michel Godart: [00:49:17] Ça marche, merci Christophe, à bientôt.

Christophe Pirnay: [00:49:19] A bientôt.

Via Blubrry :
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